Le printemps est arrivé…

Les vacances de printemps approchent dans un contexte inédit : mobilisation des cheminots, des postiers, des éboueurs, des salariés de l’énergie… À cela s’ajoute dans les universités la mobilisation des étudiants face à la généralisation de la sélection et à l’annonce d’une réforme de la licence qui verrait les horaires d’enseignement diminuer et les frais d’inscription augmenter.

Côté éducation, les nouvelles sont alarmantes :

  • la réforme du lycée qui est en cours pour une application à la rentrée 2019 renforcerait encore l’autonomie des établissements, mettrait en cause la voie technologique, dénaturerait les disciplines et se traduirait par une perte d’horaires d’enseignement pour les élèves et la suppression à terme d’environ 7 000 postes
    https://www.snes.edu/Toujours-moins.html
  • le gouvernement a décidé la fermeture des CIO et la vente à la découpe de l’orientation scolaire
    https://www.snes.edu/Les-collegues-de-l-ONISEP-en-action.html
  • les chiffes des effectifs sont tombés : la hausse est confirmée en collège à la rentrée prochaine (+ 36 000), et comme les moyens n’ont pas été donnés en conséquence, les conditions de travail vont continuer de se dégrader.
  • A l’étranger et au Kenya, les personnels résidents viennent d’assister à une baisse de 4% de leur indemnité d’ISVL, avec effet rétroactif au 1er janvier. Ce qui fait une baisse d’environ 600 euros par an et ramène l’ISVL au taux où elle était il y’a deux ans, malgré l’inflation moyenne de 6% observée dans le pays.

Pour protester contre ces projets inacceptables, les organisations de fonctionnaires ont quitté la réunion de concertation mercredi matin et appelleront à une journée de grève fin mai.

La FSU œuvre pour que cet appel soit le plus unitaire possible et permette ainsi de faire masse.
Les mobilisations de la Fonction publique les 10 octobre et 22 mars ont en effet permis d’obtenir que le rendez-vous salarial soit avancé à juin. Il nous faut maintenant amplifier ce mouvement.

Face à un gouvernement qui détricote sans complexe l’État social, nous devons plus que jamais agir collectivement et avec détermination et contribuer ainsi à amplifier le mouvement social qui se construit. La mobilisation de chacun-e compte !