Compte-rendu de l’heure d’information syndicale du mardi 10 septembre 2019

A la suite de la réunion, voici les sujets présentés et débattus, ainsi que les questions qui ont été adressées à la direction, et pour lesquelles nous attendons des réponses concrètes :

  • Demande de plus grande consultation des personnels sur toutes les questions relatives à la vie de l’établissement (travaux de sécurité, cantine, etc.) afin d’anticiper les problèmes plutôt que de les subir. Le personnel note avec regret le manque de consultation sur les travaux de sécurité et leurs conséquences, en particulier, mais également le fait que certains personnels volontaires pour participer aux commissions n’aient jamais été conviés aux réunions l’année dernière.
  • Work permits, etc.
    Les personnels en renouvellement ont dû faire la démarche eux-mêmes auprès de Mme Kimani. Certaines demandes de renouvellement, déposées par les personnels en juin, n’auraient été déposées que début septembre. Tout ceci nous inquiète au plus haut point étant donnés les délais habituels.
  • Manuel de ressources humaines
    Où en est-on de sa rédaction ?
    Nous rappelons que ce guide a été réclamé (et promis) à de nombreuses reprises et est l’une des missions premières de Mme Kimani.
  • Poste de coordination RH
    Il serait bon de clarifier les responsabilités de ce poste, sa position hiérarchique et ce que les personnels peuvent en attendre. Il semble que le passage de relai entre Mme Do Sacramento et Mme Kimani n’ait pas fait l’objet de suffisamment d’attention (en termes de temps, clarification de certaines règles et usages, communication).
  • Absence de CCPL
    Nous en appelons une nouvelle fois à la direction pour créer une commission paritaire de recrutement des personnels en contrat local et ainsi faire preuve de plus de transparence à ce niveau. Nous notons en particulier le flou qui entoure le recrutement d’un enseignant remplaçant au primaire (poste a priori supprimé en fin d’année scolaire dernière ?).
  • Parking
    Des solutions doivent être proposées aux personnels le plus rapidement possible :
    – Possibilité de se garer dans un centre commercial proche sans coût supplémentaire pour le personnel ;
    – Possibilité de prendre gratuitement les bus de l’école ;
    – Possibilité de mieux gérer les places qui existent, notamment en proposant aux enseignants qui ne viennent assurer que quelques heures de cours une place parent.
    Les personnels rappellent à la direction que se rendre au travail en voiture dans une ville comme Nairobi, où certains collègues doivent parcourir de très longues distances (très cher en Uber, impossiblement long avec les matatus), où les routes sont défoncées/n’ont pas de trottoirs/sont inondées en saison des pluies/dangereuses (d’un point de vue de la sécurité routière et des personnes), et où il nous est fortement déconseillé de nous déplacer à pieds la nuit, n’est pas un luxe. Les questions de parking ont d’ores et déjà suscité de nombreuses tensions et ne permettent pas des débuts de journée sereins, sans compter les retards qu’ils entraînent d’ores et déjà. A la veille de négociations salariales pour les personnels en contrat local, il n’est pas non plus admissible que se rendre au travail représente un coût supplémentaire pour les personnels (nous regrettons à ce sujet que les personnels qui ont dû garer leur véhicule au Yaya voisinant aient essuyé des refus de remboursement).
    Nous aimerions également rappeler au chargé de sécurité que si les places de parents sont sanctuarisées, celles des personnels doivent l’être également, à toutes heures de la journée.
  • Heures d’ouverture et de fermeture de l’établissement
    Certains personnels doivent arriver au lycée avant 7h15, soit pour prendre leur poste (accueil/surveillants) soit parce que c’est la seule solution pour éviter les embouteillages du matin (et ne pas inutilement perdre du temps), or des collègues ont été refoulés à 7h du matin. Nous nous émouvons également que certains collègues se soient vu refuser le droit de venir travailler dans leur classe, en cette période très chargée de la rentrée, le dimanche. Nous rappelons que l’établissement fonctionne sur la base de notre travail à tous et que nous avons donc besoin de pouvoir travailler sereinement, et quand nos vies familiales nous le permettent, dans notre lieu de travail.
    Nous déplorons également le manque de communication et de justification de cette nouvelle politique de sécurité qui nous conduit à ressentir ces mesures comme autoritaires, peu en phase avec notre réalité quotidienne et très anxiogènes.
    Au-delà des questions de parking et d’heures d’ouverture, les personnels s’émeuvent de « bunkérisation » du lycée et des nombreuses conséquences que cela entraîne :
    1) Problèmes de parking pour les personnels (cf ci-dessus) ;
    2) Manque d’accès à l’établissement pour les personnels qui souhaitent y travailler (cf ci- dessus) ;
    3) Disparition des échanges informels entre enseignants et parents ;
    4) Manque de convivialité du lycée et problèmes d’accueil de certaines activités sportives et extra-scolaires (voire services dits spéciaux) auxquelles participent enseignants et parents d’élèves ;
    5) Phénomène de foule et de goulot au niveau du plateau sportif et du parking et les problèmes de sécurité qui s’ensuivent (sans compter le temps perdu par tous);
    6) Disparition d’un espace de détente et de socialisation pour les élèves du secondaire auxquels on interdit désormais de faire du sport sur le plateau sportif après les cours et qui risquent donc de se retrouver dans des endroits beaucoup moins sûrs (nous rappelons à la Direction que la socialisation de nos élèves les plus âgés est compliquée dans une ville comme Nairobi qui offre peu d’espaces sûrs hors les malls).
    Nous nous étonnons que la sécurité revête tout d’un coup une dimension très étroite (anti-terroriste) et que les autres aspects de la sécurité de nos élèves, des parents d’élèves et la nôtre, ne soient pas suffisamment pris en compte.
  • Problème du coût de la cantine
    Les personnels confirment que nombre d’entre eux ont décidé de retirer leurs enfants de la cantine cette année pour des questions de coûts prohibitifs et de mauvaise gestion de ce service (temps de repas trop court, mauvaise distribution des quantités, choix trop limité). Au nom d’une plus grande égalité économique (nous sommes fiers d’appartenir à l’une des quelques écoles internationales qui a des élèves boursiers), il nous paraît urgent que le LFDD se penche sur cette question, cesse de vouloir faire le forcing et accepte de mettre en place une solution d’accueil pour les enfants qui apportent leur lunchbox.
  • Problèmes de communication
    Il y a eu de nombreux cafouillages au niveau des emplois du temps, des heures de réunions, etc. ainsi que sur les heures d’ouverture et de fermeture de l’établissement.
    Nous espérons voir une amélioration de la communication afin de pouvoir rapidement prendre nos marques et nous organiser pour utiliser notre temps de travail (et notre temps de loisir) au mieux.
  • État des locaux
    Nous notons de nombreux problèmes de mise en conformité des locaux (graviers sous les fenêtres, propreté des toilettes, approvisionnement en eau). Certaines salles du secondaire attendent encore et toujours une rénovation. Nous nous engageons à signaler ces problèmes plus systématiquement à Mme Akhanchouf (servicesgeneraux@diderot.ac.ke) mais espérons également qu’ils feront l’objet d’une recherche de solutions pérennes.
  • Problèmes de reprographie
    Les imprimantes tombent à nouveau régulièrement en panne, ce qui entraîne de grosses pertes de temps et de réelles difficultés à assurer les cours. Certains enseignants ont fait le choix de ne pas prendre de manuels, d’autres (OIB) y sont contraints : nous avons donc tous besoin d’imprimantes fiables, réapprovisionnées et réparées rapidement.
  • Problèmes d’inventaire
    Il semble que beaucoup de matériel (au-delà du seul matériel informatique) soit stocké dans différentes salles sans qu’un inventaire existe. Nous en appelons à une utilisation plus efficace de ce matériel, utilisation qui ne sera possible que si nous savons de quel
    matériel nous disposons et où il se trouve.
  • Vie scolaire
    La nouvelle organisation de l’entrée et de la sortie de l’établissement génère un questionnement et une incompréhension des personnels de vie scolaire.
    – nécessité de communication sur la suppression de la guérite ;
    – expliquer le rôle des surveillants
    – les agents de sécurité ne sont pas des surveillants ;
    – les agents de sécurité doivent-ils être chargés de filtrer les entrées et
    sorties du lycée ? Nombre d’entre eux ne parlent pas français et demandent l’aide des surveillants ; ils ne connaissent pas le fonctionnement des emplois du temps ni les spécificités de l’école…. Ils ne savent souvent pas comment gérer les problématiques ;
    – Quid du contrôle des élèves qui essaient de sortir sans autorisation ?
    – Le contact avec les parents (cf l’année dernière les problèmes liés aux bagarres, à la drogue…)
    – le rôle d’accueil à l’entrée du lycée (cf la guérite permettait de recevoir des courriers et colis sans que les personnes n’aient à entrer dans l’établissement, de communiquer avec les retardataires et parents qui viennent de manière intempestive…)
    – L’organisation de la sortie des élèves en fin de journée.