Compte-rendu de la rencontre du 4 décembre avec Mr Cario / AEFE

En noir nos questions et remarques.
En bleu, les réponses qui nous on été faites avec nos commentaires.

Nous avons pu échanger et dérouler nos questions et les remarques que nous avions préparées. Les informations étaient assez factuelles et précises de la part de Mr Cario.

Nous lui avons remis un dossier comprenant la pétition (415 signatures à cette date) ainsi que tous les documents prouvant le manquement au devoir de réserve de Mr Doledec.

Ce que le personnel souhaite faire remonter à l’AEFE :

  1. Qui est garant d’une attitude responsable des membres du CG ?

Le CG précédent a mis l’établissement dans une situation illégale.

Le président du CG actuel oublie son devoir de réserve et se permet de divulguer des informations et de faire des commentaires relatifs à la gestion du lycée sur le groupe Whatsapp de parents d’élèves de la classe de son fils et transmet de fausses informations sur le personnel et en particulier le personnel mobilisé

Le CG actuel fait travailler des personnels sans work permit (article de presse paru aujourd’hui).

L’AEFE laisse-t-elle faire ces pratiques ?

Lors du vote des parents à l’AG le 14/12, pourront-ils voter contre ?

Qui est garant de la transparence du vote ?

Comme annoncé en préambule par Mr Cario, le lycée n’est pas un établissement totalement privé : Il est lié à l’AEFE par une convention qui permet à celle-ci de faire des recommandations non contraignantes mais en général écoutées. Le proviseur et le COCAC sont en charge de représenter l’état français. L’ambassadeur est garant du respect de la convention.

Nous avons fourni les documents montrant le manquement au devoir de réserve de Mr Doledec sur les réseaux sociaux. Nous avons été entendus sur ce point.

Concernant le vote du 14/12, lors de l’AG, voici le fonctionnement prévu :

Il n’y aura qu’une proposition car « c’est comme ça que ça se fait , le CG est là pour prendre une décision » (réponse officielle). Il ne peut proposer qu’un seul budget. Les parents présents seront comptabilisés, puis les votes pour en rapport au nombre de présents. Si le quorum n’est pas atteint, une AG extraordinaire sera convoquée dans la foulée revotera.

  1. La responsabilité de la France dans la situation fiscale actuelle :

    Compte rendu CA 2007 : l’ambassadrice en poste à l’époque atteste que les enseignants français en contrat local pourront payer leurs impôts en France à partir de janvier 2008.

Nous avons des témoignages écrits et oraux de collègues ayant demandé les années précédentes comment procéder pour payer leurs impôts au Kenya.

Réponse du proviseur sous couvert du poste diplomatique : «  c’est trop compliqué, vous pouvez payer vos impôts en France » ou en cas de personnel non français, il leur a même été conseillé de ne rien déclarer et de ne pas payer d’impôts.

L’employeur (CG) a établi un document écrit stipulant que l’employé français pouvait payer ses impôts en France.

A cette époque, un DAF AEFE était présent. L’ambassade et l’AEFE étaient au courant de cette pratique et l’encourageait.

La politique de l’AEFE est de former les nouveaux enseignants en contrat local sur 2 ans (cf CR CA) donc d’investir sur le long terme. La décision du CG va à l’encontre de cette politique en refusant d’investir sur le personnel car les enseignants recrutés ne resteront pas s’ils sont sous-payés.

La proposition du budget du CG engage des baisses de revenus importantes pour les foyers concernés et met des familles en grave difficulté financière, ce qui va amener une partie des personnels à partir.

L’AEFE reconnaît la responsabilité du poste diplomatique de l’époque. Nous nous sommes étonnés que des recommandations n’aient pas été faites au CG auparavant concernant la situation fiscale bancale ou concernant les work permit. Il y aurait eu collusion entre tous les protagonistes qui n’auraient pas fait remonter à l’AEFE le problème fiscal ( ?). Pour autant, la situation actuelle est la suivante :

Les PDL ont été compensés jusqu’en août 2020, le temps de prendre leur décision. Si la situation ne leur convient pas, ils sont en mesure de partir (ce qui est regrettable, mais légitime, dixit l’AEFE). S’ils estiment que la baisse de revenu est contraire au droit kényan, ils peuvent porter l’affaire en justice (Mr Cario ne connaît pas le droit kényan pour se prononcer).

L’AEFE n’interviendra pas financièrement car le CG lui apporte une solution viable sur un plateau. L’AEFE prévoit de former les nouveaux contrats locaux. Mr Cario dit être bien conscient des problèmes de recrutement mais impuissant à intervenir dans les décisions de gestion du CG (qui lui conviennent bien).

Quand on s’étonne que le poste diplomatique abonde pour ce budget (CR du CA), le COCAC confirme que c’est la seule solution car « les parents payent déjà beaucoup ». Il précise que ce seront les parents qui paieront les arriérés d’impôts (s’il y en a) que l’ambassade va négocier, via les frais de scolarité, et que cette baisse de revenus est la « participation » des personnels !

Le COCAC minimise énormément les conséquences de la baisse de revenu, remet en cause le fait que les PDL français payaient des impôts en France , sous-entend qu’ils en ont bien profité pendant cette période. Il déclare (et Steven Otieno lui donne raison) que ce serait de la discrimination de ne compenser que les français. Sarah informe que le syndicat kényan est venu réclamer une compensation idem que les français de janvier à août. Le COCAC indique que si les kényans réclament la même compensation à partir de septembre 2020, c’est beaucoup trop d’argent. On essaye d’expliquer que les personnels kényans ont déjà été compensés en 2008, mais le COCAC ne connaît pas trop les détails. On explique que ce serait de la discrimination de ne pas compenser les français aujourd’hui alors qu’il y a eu compensation en 2008, mais là encore, le COCAC nous retourne qu’il s’agit d’une affaire de point de vue ( ?).

En gros, la situation ne vous convient pas ? Dommage, mais partez. Vous trouvez cela injuste ? Attaquez en justice.

Pour le poste de DAF, de nouveau, le COCAC ne comprend pas que l’on ait été choqués de la fermeture du poste. Sa réouverture n’est pas envisagée pour l’année prochaine, mais à l’étude peut-être pour la suivante .

  1. Remettre l’établissement dans la légalité :

Contrairement à certaines rumeurs mensongères qui circulent, les personnels ont toujours adhéré à l’idée de payer des impôts au Kenya.

Par contre, est-il légal de faire venir des gens de l’étranger et de les mettre devant le fait accompli de devoir travailler sans work permit pendant plusieurs mois, cela dans le climat de contrôle actuel ?

Est-il légal d’embaucher des gens sur la base d’un revenu et de baisser ce revenu d’environ 30% ?

Enfin, ce n’est pas aux personnels de déclarer leurs revenus aux autorités kenyanes mais c’est l’établissement qui est tenu de mettre en place le prélèvement à la source.

Le président du CG sera rappelé à l’ordre pour droit de réserve. Également, de manière symbolique, pour avoir voté la création d’un poste de diététicien et de maître-nageur, Mr Cario a reconnu le caractère déplacé de ces mesures dans le contexte actuel.

Pour le problème des Work permit :

Le COCAC minimise fortement les conséquences, il se retranche derrière la note de l’ambassade (sans valeur légale, on lui a fait remarquer) indiquant que des démarches sont en cours.

Nous avons évoqué le « special pass » et il a dit que c’était une bonne idée ( !!!), que si nous pouvions avoir des infos sur la procédure… !!!

De même sur la possibilité de déposer le dossier lors du recrutement, avant que les personnes ne soient sur place, mais ils ne savent pas trop comment faire.

Mais là, ils vont embaucher un facilitateur.

  1. Indemnités de licenciement économique :

Se trouvant de fait devant une réalité financière non viable, une partie du personnel n’aura d’autre possibilité que de démissionner, et ce de façon forcée par ce changement de revenu.

Le personnel demande donc que l’établissement leur verse une indemnité de licenciement économique, comme dans tout plan social.

LE COCAC minimise et infirme quand on emploie l’expression « licenciement économique forcé ». Sarah indique qu’elle a demandé que les primes de départ prévues dans les contrats soient versées. Nous indiquons que ce n’est pas cela que nous demandons mais une indemnité exceptionnelle de licenciement.

Constats : le jeudi 28/11 , la grande majorité des enseignants (contrats locaux et résidents, solidaires et qui sont pénalisés aussi par ces mesures indirectement) étaient en grève et AUCUNE pression n’a été exercée sur le personnel contrairement aux propos mensongers qui circulent et ont été inscrits dans le CR du CA.

Les enseignants ne sont entendus ni du CG, ni de l’ambassade.

Les demandes :

  • Que soient clarifiées les modalités de vote des parents à l’AG ; possibilité de voter contre ? non, ils ne pourront que voter « pour » ou s’abstenir, par contre, la majorité est comptabilisée par rapport au nombre de présents.

  • Que l’AEFE examine la possibilité d’une aide financière à l’établissement

( aménagement ponctuel de la part des reversements de l’établissement ?)

Pas possible en regard du budget de l’AEFE et surtout car le CG a proposé autre chose de viable.

  • Qu’une indemnité de licenciement économique soit versée aux personnels en CL qui partiront: on peut toujours demander.

  • Que les résidents conjoints de CL puissent postuler en même temps que leur conjoint , avant l’échéance de leur détachement:  NON, on ne peut contraindre le MEN, les seules dérogations sont octroyées en cas de crise politique ou fermeture de poste.

Pour information :

Le Lycée verse une Participation Financière Complémentaire (appelée PFC) à l’AEFE, comme tous les établissements du réseau. Cette participation est obligatoire et non négociable. Elle s’élevait à 9%, puis a été ramenée à 7,5 % au 1-1-2019 et vient d’être baissée à 6% (l’AEFE ayant perçu une nouvelle subvention).

La seule négociation qu’il pourrait y avoir concerne la participation de l’établissement aux salaires des résidents (cette part est variable en fonction des lycées et des années; ça se négocie). Mais dans l’état actuel des finances de l’AEFE (qui vient encore de fermer 7 postes de EEMCP2 sur la Zone Afrique au CT de mardi), cela n’est pas envisageable. Les seuls établissements qui bénéficient actuellement d’un soutien particulier sont l’Iran et le Venezuela.

Compte-rendu de l’heure d’information syndicale du mardi 10 septembre 2019

A la suite de la réunion, voici les sujets présentés et débattus, ainsi que les questions qui ont été adressées à la direction, et pour lesquelles nous attendons des réponses concrètes :

  • Demande de plus grande consultation des personnels sur toutes les questions relatives à la vie de l’établissement (travaux de sécurité, cantine, etc.) afin d’anticiper les problèmes plutôt que de les subir. Le personnel note avec regret le manque de consultation sur les travaux de sécurité et leurs conséquences, en particulier, mais également le fait que certains personnels volontaires pour participer aux commissions n’aient jamais été conviés aux réunions l’année dernière.
  • Work permits, etc.
    Les personnels en renouvellement ont dû faire la démarche eux-mêmes auprès de Mme Kimani. Certaines demandes de renouvellement, déposées par les personnels en juin, n’auraient été déposées que début septembre. Tout ceci nous inquiète au plus haut point étant donnés les délais habituels.
  • Manuel de ressources humaines
    Où en est-on de sa rédaction ?
    Nous rappelons que ce guide a été réclamé (et promis) à de nombreuses reprises et est l’une des missions premières de Mme Kimani.
  • Poste de coordination RH
    Il serait bon de clarifier les responsabilités de ce poste, sa position hiérarchique et ce que les personnels peuvent en attendre. Il semble que le passage de relai entre Mme Do Sacramento et Mme Kimani n’ait pas fait l’objet de suffisamment d’attention (en termes de temps, clarification de certaines règles et usages, communication).
  • Absence de CCPL
    Nous en appelons une nouvelle fois à la direction pour créer une commission paritaire de recrutement des personnels en contrat local et ainsi faire preuve de plus de transparence à ce niveau. Nous notons en particulier le flou qui entoure le recrutement d’un enseignant remplaçant au primaire (poste a priori supprimé en fin d’année scolaire dernière ?).
  • Parking
    Des solutions doivent être proposées aux personnels le plus rapidement possible :
    – Possibilité de se garer dans un centre commercial proche sans coût supplémentaire pour le personnel ;
    – Possibilité de prendre gratuitement les bus de l’école ;
    – Possibilité de mieux gérer les places qui existent, notamment en proposant aux enseignants qui ne viennent assurer que quelques heures de cours une place parent.
    Les personnels rappellent à la direction que se rendre au travail en voiture dans une ville comme Nairobi, où certains collègues doivent parcourir de très longues distances (très cher en Uber, impossiblement long avec les matatus), où les routes sont défoncées/n’ont pas de trottoirs/sont inondées en saison des pluies/dangereuses (d’un point de vue de la sécurité routière et des personnes), et où il nous est fortement déconseillé de nous déplacer à pieds la nuit, n’est pas un luxe. Les questions de parking ont d’ores et déjà suscité de nombreuses tensions et ne permettent pas des débuts de journée sereins, sans compter les retards qu’ils entraînent d’ores et déjà. A la veille de négociations salariales pour les personnels en contrat local, il n’est pas non plus admissible que se rendre au travail représente un coût supplémentaire pour les personnels (nous regrettons à ce sujet que les personnels qui ont dû garer leur véhicule au Yaya voisinant aient essuyé des refus de remboursement).
    Nous aimerions également rappeler au chargé de sécurité que si les places de parents sont sanctuarisées, celles des personnels doivent l’être également, à toutes heures de la journée.
  • Heures d’ouverture et de fermeture de l’établissement
    Certains personnels doivent arriver au lycée avant 7h15, soit pour prendre leur poste (accueil/surveillants) soit parce que c’est la seule solution pour éviter les embouteillages du matin (et ne pas inutilement perdre du temps), or des collègues ont été refoulés à 7h du matin. Nous nous émouvons également que certains collègues se soient vu refuser le droit de venir travailler dans leur classe, en cette période très chargée de la rentrée, le dimanche. Nous rappelons que l’établissement fonctionne sur la base de notre travail à tous et que nous avons donc besoin de pouvoir travailler sereinement, et quand nos vies familiales nous le permettent, dans notre lieu de travail.
    Nous déplorons également le manque de communication et de justification de cette nouvelle politique de sécurité qui nous conduit à ressentir ces mesures comme autoritaires, peu en phase avec notre réalité quotidienne et très anxiogènes.
    Au-delà des questions de parking et d’heures d’ouverture, les personnels s’émeuvent de « bunkérisation » du lycée et des nombreuses conséquences que cela entraîne :
    1) Problèmes de parking pour les personnels (cf ci-dessus) ;
    2) Manque d’accès à l’établissement pour les personnels qui souhaitent y travailler (cf ci- dessus) ;
    3) Disparition des échanges informels entre enseignants et parents ;
    4) Manque de convivialité du lycée et problèmes d’accueil de certaines activités sportives et extra-scolaires (voire services dits spéciaux) auxquelles participent enseignants et parents d’élèves ;
    5) Phénomène de foule et de goulot au niveau du plateau sportif et du parking et les problèmes de sécurité qui s’ensuivent (sans compter le temps perdu par tous);
    6) Disparition d’un espace de détente et de socialisation pour les élèves du secondaire auxquels on interdit désormais de faire du sport sur le plateau sportif après les cours et qui risquent donc de se retrouver dans des endroits beaucoup moins sûrs (nous rappelons à la Direction que la socialisation de nos élèves les plus âgés est compliquée dans une ville comme Nairobi qui offre peu d’espaces sûrs hors les malls).
    Nous nous étonnons que la sécurité revête tout d’un coup une dimension très étroite (anti-terroriste) et que les autres aspects de la sécurité de nos élèves, des parents d’élèves et la nôtre, ne soient pas suffisamment pris en compte.
  • Problème du coût de la cantine
    Les personnels confirment que nombre d’entre eux ont décidé de retirer leurs enfants de la cantine cette année pour des questions de coûts prohibitifs et de mauvaise gestion de ce service (temps de repas trop court, mauvaise distribution des quantités, choix trop limité). Au nom d’une plus grande égalité économique (nous sommes fiers d’appartenir à l’une des quelques écoles internationales qui a des élèves boursiers), il nous paraît urgent que le LFDD se penche sur cette question, cesse de vouloir faire le forcing et accepte de mettre en place une solution d’accueil pour les enfants qui apportent leur lunchbox.
  • Problèmes de communication
    Il y a eu de nombreux cafouillages au niveau des emplois du temps, des heures de réunions, etc. ainsi que sur les heures d’ouverture et de fermeture de l’établissement.
    Nous espérons voir une amélioration de la communication afin de pouvoir rapidement prendre nos marques et nous organiser pour utiliser notre temps de travail (et notre temps de loisir) au mieux.
  • État des locaux
    Nous notons de nombreux problèmes de mise en conformité des locaux (graviers sous les fenêtres, propreté des toilettes, approvisionnement en eau). Certaines salles du secondaire attendent encore et toujours une rénovation. Nous nous engageons à signaler ces problèmes plus systématiquement à Mme Akhanchouf (servicesgeneraux@diderot.ac.ke) mais espérons également qu’ils feront l’objet d’une recherche de solutions pérennes.
  • Problèmes de reprographie
    Les imprimantes tombent à nouveau régulièrement en panne, ce qui entraîne de grosses pertes de temps et de réelles difficultés à assurer les cours. Certains enseignants ont fait le choix de ne pas prendre de manuels, d’autres (OIB) y sont contraints : nous avons donc tous besoin d’imprimantes fiables, réapprovisionnées et réparées rapidement.
  • Problèmes d’inventaire
    Il semble que beaucoup de matériel (au-delà du seul matériel informatique) soit stocké dans différentes salles sans qu’un inventaire existe. Nous en appelons à une utilisation plus efficace de ce matériel, utilisation qui ne sera possible que si nous savons de quel
    matériel nous disposons et où il se trouve.
  • Vie scolaire
    La nouvelle organisation de l’entrée et de la sortie de l’établissement génère un questionnement et une incompréhension des personnels de vie scolaire.
    – nécessité de communication sur la suppression de la guérite ;
    – expliquer le rôle des surveillants
    – les agents de sécurité ne sont pas des surveillants ;
    – les agents de sécurité doivent-ils être chargés de filtrer les entrées et
    sorties du lycée ? Nombre d’entre eux ne parlent pas français et demandent l’aide des surveillants ; ils ne connaissent pas le fonctionnement des emplois du temps ni les spécificités de l’école…. Ils ne savent souvent pas comment gérer les problématiques ;
    – Quid du contrôle des élèves qui essaient de sortir sans autorisation ?
    – Le contact avec les parents (cf l’année dernière les problèmes liés aux bagarres, à la drogue…)
    – le rôle d’accueil à l’entrée du lycée (cf la guérite permettait de recevoir des courriers et colis sans que les personnes n’aient à entrer dans l’établissement, de communiquer avec les retardataires et parents qui viennent de manière intempestive…)
    – L’organisation de la sortie des élèves en fin de journée.

 

Journée de grève du 14 Mai

Tract distribué aux parents d’élèves, suite à la journée de grève du 14 Mai 2019.

La question des impôts

Jeudi 25 avril, le Comité de Gestion (CG) a informé l’ensemble du personnel en contrat local qu’à partir de septembre, ils auraient à payer leurs impôts au Kenya sur leurs salaires et sur les acquis sociaux négociés depuis des années, le tout à hauteur de 30%, avec une compensation minimale qui va vous être présentée ce soir. Si nous ne remettons pas en cause le principe, en l’absence d’accord fiscal entre la France et le Kenya pour les personnels en contrat local, nous rejetons les méthodes (décision annoncée très tardivement dans l’année, compensation trop limitée pour permettre à certains d’entre nous de vivre dignement de leur salaire, remise en cause d’acquis obtenus, pour certains, il y a plus de 10 ans).

La question des permis de travail

Au même moment, le CG nous informait qu’un nouvel accord de coopération signé entre la France et le Kenya allait entraîner une modification des modalités de demande de permis de travail pour les personnels du lycée. Les nouvelles modalités proposées par le CG créent une différence de traitement entre les personnels selon leur nationalité, ce que nous trouvons inacceptable.

Autres questions

Au-delà de ces deux questions centrales, le CG, tout en parlant « d’attractivité et de fidélisation », souhaite remettre en cause la prime d’ancienneté versée aux personnels en contrat local. La grille salariale des personnels en contrat local serait dorénavant établie en shillings kenyans, créant ainsi une différence de traitement avec nos collègues en contrat résident ou expatrié.

Le résultat d’années de mauvaise gestion

Depuis des années, le LFDD vit sous le risque d’un redressement fiscal résultant d’une mauvaise gestion. Alors que le Kenya Revenue Authority (KRA) n’a fait aucune demande en ce sens, le CG a soudainement décidé que tous les personnels en contrat local du lycée devraient payer leurs impôts au Kenya plutôt que dans leur pays d’origine comme ils en avaient la possibilité jusqu’à maintenant. En d’autres termes, le CG souhaite utiliser ce levier afin de négocier un allègement ou une suppression pure et simple des pénalités financières que le LFDD risque de payer.

Livrons les personnels en pâture afin de limiter la casse liée aux années d’errance fiscale des gestionnaires du lycée !

Ce que vous devez aussi savoir, c’est que ces dernières années, plusieurs Directeurs Administratifs et Financiers (DAF) de l’AEFE se sont succédés sans avoir pu mener à bien leurs missions à cause de la lourdeur de fonctionnement et de l’amateurisme des représentants des parents qui se sont succédés au CG. On ne s’improvise pas gestionnaire d’un établissement scolaire. L’an dernier, l’AEFE a donc décidé de suspendre le poste de DAF pendant une année, le temps que le Comité de Gestion se remette en cause et que les instances puissent retrouver un fonctionnement normal.

Face à l’absence de remise en cause du CG, le poste de DAF a été supprimé par l’AEFE. Il est à noter que les représentants des parents, des élèves et des enseignants ont tous voté contre la suppression du poste de DAF lors d’un Conseil d’Établissement. La direction de l’école a voté pour. Un ancien membre du CG a été recruté sur le poste de DAF, ce qui devrait aussi poser question. Suite à ce recrutement, les frais de structure ont très fortement augmenté du fait du recrutement de nouveaux personnels comptables et administratifs et d’un cabinet de conseil.

Nos représentantes au Conseil d’Administration ont exprimé notre mécontentement à l’égard de ce fonctionnement à plusieurs reprises, sans résultat. Une lettre ouverte dénonçant le manque de démocratie et de transparence du CG a également été signée par la grande majorité du personnel et envoyée aux membres du CG avant les vacances.

Nous vous invitons, vous, parents, à également poser des questions sur la manière dont les frais de scolarité de vos enfants sont gérés.

Si le Comité de Gestion n’a pas les compétences pour gérer cet établissement, ne devrait-on pas demander à l’AEFE de gérer directement cette école ?

Ce que nous refusons :

Nous rejetons le calendrier de mise en conformité fiscale proposé et refusons fermement de nous retrouver devant le fait accompli: à cette période de l’année, il est impossible pour nous de trouver un nouvel emploi (au Kenya ou ailleurs) pour l’année scolaire à venir et nous sommes donc condamnés à rester une année de plus au LFDD dans des conditions financières inacceptables qui vont mettre certains collègues (y compris les collègues nouvellement recrutés pour l’année scolaire à venir) dans une grande détresse financière.

Nous refusons de servir de monnaie d’échange avec le KRA.

Nous refusons toute mesure qui menacerait, notamment, le statut légal de certains personnels au Kenya et les acquis sociaux obtenus au cours des années pour fidéliser les personnels.


Ce que nous souhaitons :

– Nous souhaitons tout d’abord un moratoire d’une année scolaireavant la mise en place de ces mesures (si elle doit avoir lieu) afin que nous puissions négocier un accord. Ce moratoire permettra aussi aux personnes qui le souhaitent de trouver un poste dans un autre établissement.

– Nous souhaitons que le CG assume ses responsabilités d’employeuren assurant de bonnes conditions de vie et de travail pour tous et en se gardant de remettre en cause les acquis sociaux.

– Nous souhaitons également que le CG réponde enfin à nos demandes de plus grande transparence et écoute. Nous avons, par exemple, fait des propositions pour améliorer la prise en charge de vos enfants et nos conditions de travail (demande d’un poste de psychologue scolaire, aménagements de certains services trop lourds au secondaire, plus grande transparence dans la gestion des ressources humaines etc.). La direction et le Comité de Gestion ont pourtant préféré renforcer les structures administratives et comptables plutôt que de répondre à ces demandes.

Cela vous concerne !

Ne nous voilons pas la face, au vu des propositions qui ont été présentées avant les vacances, la plupart des personnels en contrat local n’auront pas d’autre solution que de quitter le lycée dès que possible. C’est alors la qualité et la continuité de l’enseignement et de l’encadrement dispensés à vos enfants qui en souffriront.

Le lycée est déjà très peu attractif par rapport à d’autres établissements, il en résulte un nombre très faible de candidats qui postulent chaque année et un turn-over important. Beaucoup de collègues jettent l’éponge après une année seulement à cause des nombreux problèmes déjà existants et du coût de la vie à Nairobi.

Cette journée de grève nous a permis d’échanger au sein de quatre assemblées thématiques et de préparer, ensemble, des contre-propositions que nous présenterons au CG ce jeudi.

Nous comptons sur votre soutien car ce lycée a besoin de personnel qualifié et d’une équipe stable pour fonctionner correctement.

Des choses à savoir avant de postuler au Lycée Denis Diderot

  • A cause des embouteillages fréquents, il est fortement recommandé d’habiter autour du lycée.s
  • Le lycée est situé dans un quartier plutôt calme, mais malheureusement les cambriolages peuvent être assez fréquents. Il faut donc être très prudent au quotidien et s’assurer de la sécurité du lieu où vous allez habiter (gardiennage efficace, barreaux aux fenêtres, portes ou fenêtres efficaces, etc…).
  • Les loyers sont assez élevés, compter 750 euros pour un appartement de 2 chambres non meublé. Les contrats locaux touchent une prime de logement de 300 euros par mois, le montant de cette prime n’a pas évolué depuis des années (et ce n’est pas faute de demander sa valorisation au Conseil d’Administration).
  • Les coupures d’électricité ne sont pas trop fréquentes (une à deux par semaine en moyenne, avec des périodes parfois plus compliquées), et il faut faire attention à ce que l’approvisionnement en eau soit effectué de façon régulière. Certaines résidences sont équipées de groupes électrogènes (mais les loyers y sont bien plus élevés).
  • Internet fonctionne très bien (fibre optique) et le réseau 4G est très développé dans le pays.
  • On trouve quasiment de tout dans les supermarchés. Bien entendu, les produits importés sont bien plus chers qu’en France. Le Kenya n’est pas un pays forcément bon marché. L’installation n’est donc pas compliquée, mais un peu onéreuse.
  • Si vous souhaitez faire venir un déménagement, il vous faudra attendre d’avoir votre Work Permit (voir ci-après pour les délais d’obtention).
  • L’importation d’animaux domestiques est très réglementée et peut être onéreuse.
  • Le Kenya est un pays agréable où il est facile de voyager, y compris avec de jeunes enfants, grâce à des infrastructures touristiques très développées et un réseau de santé fiable.
  • La position géographique de Nairobi, à une altitude de 1 800 m lui assure également un climat agréable dans l’ensemble (même si, réchauffement climatique oblige, celui-ci a été moins prévisible et que nous avons donc connu de longues pluies en 2018) et réduit fortement, voire annule, le risque de paludisme ou dengue.
  • Le lycée propose un programme d’enseignement de la langue anglaise très développé qui permet à tous les enfants de rapidement atteindre un bon voire très bon niveau dans cette langue (le swahili est également enseigné au primaire).
  • Au lycée beaucoup de projets sont proposés aux enseignants du primaire et du secondaire. Même si vous n’êtes pas obligés d’y adhérer, tous ces projets auront forcément un impact sur vos cours. De plus, des projets mis en place par d’autres collègues auront aussi des impacts (élèves absents, etc…).
  • Si vous faites une demande de bourse interne, rien ne garantira que cette bourse vous sera octroyée chaque année (donc méfiance par rapport à ce que la direction pourra vous dire). Le montant attribué dépend en particulier du nombre de personnes concernées. Dans tous les cas, vous aurez à payer les frais de scolarité qui sont élevés.
  • Si vous postulez sur un poste de résident ou d’expatrié, l’ambassade de France vous délivrera un passeport de service.
    – Vous entrerez au Kenya avec un visa de courtoisie.
    – Dès votre arrivée, après avoir fourni les papiers demandés, le lycée fera une demande de Work Permit.
    – Le délai d’obtention de ce Work Permit sera d’environ 2 à 3 mois.
    – Si vous achetez un véhicule avec votre passeport de service, après avoir eu votre Work Permit, il faudra acheter un véhicule en plaque ‘rouge’ ou bien attendre plusieurs mois pour le changement des plaques d’immatriculation (avec bien entendu interdiction de rouler pendant ce temps).
    – A noter que votre conjoint et vos enfants devront faire une demande de dependant pass pour être aussi en règle et cela prendra du temps.
    Attention,  le PACS, le concubinage ou l’union libre ne sont pas reconnus au Kenya.
    Le compagnon ou la compagne sans activité ne pourra bénéficier d’un dependant pass.
    – De plus, s’il souhaite travailler en contrat local, votre conjoint devra effectuer les démarches indiquées ci-après.
  • Si vous postulez sur un poste en contrat local, le lycée vous demandera de venir avec un visa de tourisme que vous pourrez prendre via internet et qui vous sera remboursé.
    – Dès votre arrivée, après avoir fourni les papiers demandés, le lycée fera une demande de Work Permit.
    – Le délai d’obtention de ce Work Permit sera d’environ 5 à 6 mois.
    – A la date de mise en ligne de ce texte, les collègues qui ont été recrutés cette année n’ont toujours pas de Work Permit.
    – A partir du 3ème mois, et chaque mois, il vous faudra faire prolonger votre visa de tourisme. Normalement pris en charge par le lycée.
    – A noter que votre conjoint et vos enfants devront faire une demande de dependant pass pour être aussi en règle et cela prendra du temps.
    Attention,  le PACS, le concubinage ou l’union libre ne sont pas reconnus au Kenya.
    Le compagnon ou la compagne sans activité ne pourra bénéficier d’un dependant pass.
  • Dans les deux cas (que vous soyez en contrat local ou résident/expatrié), avant l’obtention de votre permis de travail (Work Permit), donc pendant 2 à 6 mois environ, et si rien ne change par rapport à ce que nous vivons actuellement  :
    – Vous n’aurez aucune information sur l’état d’avancement de votre dossier de la part de l’administration du lycée.
    – Chaque année, des dossiers se perdent et donc des collègues doivent reprendre la procédure au début.
    – Vous serez en complète infraction avec la loi kenyane car il est strictement interdit de travailler au Kenya sans Work Permit.

    Il faut savoir que depuis quelques mois, le gouvernement kenyan accentue les contrôles et les expulsions du pays (même si à ce jour, aucun collègue n’a été condamné).
    – Le lycée vous demandera de mentir aux autorités (police, immigration) et de ne pas indiquer que vous travaillez au lycée.
    – En effet, si vous travaillez au Kenya sans Work Permit, vous serez passible d’une amende ou de prison.
    – Enfin, vous aurez à payer le prix fort pour les entrées dans les parcs pour les safaris (50 à 85 dollars par jour et par personne pour un touriste, 10 dollars pour un résident), ce qui va fortement limiter vos possibilités de visites dans le pays.

    Une page de l’ambassade à ce sujet :
    https://ke.ambafrance.org/Le-permis-de-sejour-sejour-superieur-a-3-mois`
  • Le problème se répètera au bout de deux ans pour le renouvellement de votre permis de travail, puisque chaque année des collègues se retrouvent de nouveau sans papiers en règle, faute de renouvellement effectué dans les temps par l’administration.

Heure d’information syndicale

Une heure d’information syndicale est organisée  mardi 9 octobre de 13h15 à 14h10 en salle 96, afin de vous faire un retour sur les réponses apportées aux questions posées à la direction vendredi dernier, et de faire le point sur les différents sujets en cours (mobilité forcée des résidents, etc…).
Tous les personnels enseignants sont cordialement invités, quel que soit leur statut ou leurs accointances syndicales.
Nous souhaitons une réunion la plus ouverte possible !

L’heure d’information syndicale est un droit des salariés, c’est à dire qu’elle est payée.