Réponse de la FSU aux nouvelles directives de la direction relatives au départ des personnels

Le 24 Avril, en guise de ‘bonnes vacances’, la direction a fait suivre le courrier suivant à l’ensemble du personnel, avec de nouvelles directives encore plus contraignantes à l’encontre des personnels salariés en contrat de droit local qui relèvent de la législation kenyanne.

Madame, Monsieur,

Nous voulions avec toute l’équipe de direction, vous souhaiter des vacances les plus reposantes possibles.

Vous avez su relever le défi des six premières semaines d’enseignement en distanciel, et nous pouvons tous nous féliciter de cette première réussite.

Tous les représentants des parents d’élèves ont été entretenus en zoom, pour faire le point pédagogique et fonctionnel. Leur reconnaissance est réelle.
L’enjeu sera celui de nous retrouver sur la dernière période et penser ensemble nos concertations.

Malgré tout, vos vacances auront une saveur bien différente des précédentes, surtout dans un pays magnifique comme le Kenya.

Nous rappelons que les consignes Kenyanes, de l’AEFE, de l’Ambassade, et du LFDD concernant la mobilité et le maintien sur site, s’appliquent jusqu’à nouvel ordre.

Les vacances ne sont pas suspensives et les règles de distanciation sociale et de confinement restent évidemment en vigueur.

Les déplacements en dehors de Nairobi et en dehors du Kenya ne sont pas autorisées, sauf accord de votre employeur.

Les expatriés et les résidents, peuvent se rapprocher du Proviseur pour engager la démarche. Un document type est à remplir et à soumettre au poste et à l’AEFE.

Les contrats locaux peuvent faire une demande écrite comme prévue en pièce jointe, auprès du Proviseur et du Président du CG, qui donneront une réponse conjointe.
Seuls les dossiers médicaux dûment justifiés prévalent, quel que soit le statut.

Nous serons nombreux à travailler encore au LFDD, durant toute la période des vacances. Si vous avez donc besoin de quoi que ce soit, n’hésitez pas à nous contacter.

Vous souhaitant un repos mérité.
Bien Cordialement, L’équipe de direction.

La réponse envoyée à la direction et au président du comité de gestion le 27 Avril :

Messieurs,

Nous accusons réception de votre message de vendredi dans lequel vous indiquez que, pour les personnels en contrat local, “Les déplacements en dehors de Nairobi et en dehors du Kenya ne sont pas autorisés, sauf accord de votre employeur.” Nous tenons à souligner qu’il n’y a aucune base légale à votre ordre. En effet, soit l’isolement de Nairobi et des autres comtés kényans les plus touchés par le Covid-19 est maintenu (ce qui est maintenant le cas jusqu’au 18 mai) et aucun d’entre nous ne peut en effet quitter Nairobi, soit il ne l’est pas, auquel cas nos déplacements hors temps de travail ne regardent que nous et ne sont pas soumis à l’autorisation de l’employeur.

Nous regrettons une nouvelle fois l’autoritarisme dont vous faites preuve ici, a fortiori dans un contexte anxiogène. Comme vous le soulignez, nous avons fait preuve d’un grand professionnalisme ces dernières semaines et nous sommes nombreux à avoir fait le choix conscient de rester à Nairobi en dépit de l’incertitude de la situation sanitaire et sécuritaire du Kenya et de l’absence presque totale de communication de la part de l’ambassade de France les premières semaines et en prenant le risque, pour certains, d’être séparés de nos familles pendant des semaines, voire des mois et de ne pas pouvoir nous rendre auprès d’elles en cas de maladie ou de décès. Le fait que l’APE ait pu adopter une décision salariale, en décembre dernier, qui a mis sens dessus-dessous les vies de nombre d’entre nous ne vous donne aucunement le droit de régir nos vies privées et notre temps de loisir de la manière que vous suggérez ici.

Nous appelons donc nos collègues à ne pas suivre les consignes que vous détaillez ici le jour où l’isolement de Nairobi sera levé. Nous vous demandons également d’enfin faire preuve d’humanité dans votre gestion des ressources humaines dans le contexte actuel : nous avons certes tous à cœur le bien-être de nos élèves, mais cette situation, au-delà de considérations sécuritaires et sanitaires, crée des dilemmes, voire des déchirements, sans précédent que nous vous demandons de bien vouloir prendre en considération une fois pour toutes.

Nous notons par ailleurs que ceux d’entre nous en contrat local n’ont toujours pas reçu leur salaire du mois d’avril ce lundi 27 avril à midi. Nous espérons que nos salaires seront versés d’ici la fin de la journée et que de tels retards ne se renouvelleront pas et notons que ce délai, ainsi que des erreurs systématiques dans des avenants signés récemment, mettent à mal les garanties mises en avant par le CG quant au paiement de nos salaires et indemnités de départ jusqu’au 31 août.

Très cordialement,
Les personnels FSU du LFDD

Copte-rendu réunion direction/FSU du 20 avril 2020

Réunion organisée par visioconférence.

Etaient présents : M. Keirel, M. Kopp, Mmes Bastian, Gibert et Le Garrec

Organisation des différents services du lycée en fonctionnement à distance

Service informatique :
Le service informatique doit être mobilisé pour répondre aux problèmes techniques que rencontrent les familles (difficultés de connexion, de dépôt de document en ligne, de mise à jour, de logiciels…). Un numéro de téléphone sera communiqué aux familles prochainement.

Service comptabilité :
Il est demandé que les bulletins de salaire soient envoyés de façon dématérialisée.

La vie scolaire :
Il est demandé que la Vie Scolaire se charge de téléphoner aux familles des élèves signalés par les enseignants et dont ils sont sans nouvelle et qu’elle tienne les PP régulièrement informés de ces démarches.

La BCD et le CCC :
Pour respecter la distanciation sociale, les parents pourront réserver les livres en ligne et les récupérer au poste de garde. Mme Deschamps a élaboré dans ce but un tutoriel pour expliquer le fonctionnement du site du CCC.
Les élèves ne sont pas admis à l’intérieur de l’établissement, un protocole de sécurité est mis en place pour tout adulte devant entrer dans l’établissement.

Premier degré

Une demande a été faite la semaine dernière pour que les enseignants du 1° degré puissent bénéficier, comme ceux du 2nd degré, d’une ou deux journées banalisées pour les élèves afin de :

    • Faire le bilan de la période et des pratiques mises en place,
    • Harmoniser les organisations (et non les contenus) sur le cycle,
    • Echanger sur les pratiques et outils testés par les uns et les autres.

Cette demande est restée sans réponse.
M. Kopp indique avoir abordé le sujet en réunion de niveau et déclare que les enseignants n’ont pas été favorables à cette demande. Il nous semble regrettable que la discussion n’ait pas été menée de façon claire entre tous les enseignants.
M. Kopp indique que lors de conseils de cycle à la rentrée, il sera temps de mettre en place des projets pour tenir dans la durée. Il indique que les enseignants de cycle 1 ont pris du temps en plus des conseils cycle pour harmoniser leurs pratiques et que les vacances seront l’occasion pour les enseignants de suivre les formations et consulter les documents proposés par l’IEN.
Nous rappelons que les vacances doivent être l’occasion de se reposer et qu’il est difficile de demander aux enseignants de se réunir en plus des réunions officielles sans risquer le burn- out.

M. Keirel et M. Kopp sont d’accord pour qu’une ou plusieurs journées soient banalisées lors de la prochaine période pour des rencontres pédagogiques au primaire et au secondaire (par exemple bilan des projets et préparation de la rencontre CM2-6e).

Un compte-rendu écrit a été demandé sur la rencontre avec les parents du primaire quand les enseignants sont absents. M. Kopp a dit qu’il faisait des comptes-rendus oraux de ces entretiens lors des réunions avec les collègues de primaire.

Communication

Il est demandé que les enseignants soient mis en copie de la communication aux parents pour que le discours des enseignants et de l’administration envers les parents soit cohérent. MM. Keirel et Kopp ont tenu à souligner qu’ils ne partageaient pas toutes les communications dans le souci de nous protéger et que les retours des parents étaient très majoritairement positifs.

Formalités administratives

Les services de l’immigration viennent de rouvrir. ABC Expat a repris les dossiers pour relancer les démarches. M. Keirel indique qu’en cas de ré-ouverture du lycée, le consulat interviendra pour organiser le retour des enseignants qui ne sont pas en règle.

Préparation des semaines et mois à venir

M. Keirel a souligné que, dans le contexte incertain actuel, le lycée se préparait à toute éventualité : achat de masques, gel hydro-alcoolique, thermomètres frontaux pour une réouverture éventuelle (y compris en septembre), mais aussi de denrées alimentaires pour nourrir les askaris si le Kenya en venait à un confinement total.

Au secondaire, les répartitions de services feront l’objet de réunions et de concertations à partir du mois de mai.

Recrutement

PWC, le cabinet de consultants RH, doit faire son bilan à la fin du mois d’avril, le CG devrait donc ensuite être en mesure de communiquer une grille salariale rapidement. Mais M. Keirel n’a pas été pour l’instant en mesure de transmettre d’autres informations. En l’attente de cette grille, le recrutement des contrats locaux est suspendu (au secondaire, il s’est arrêté au classement des candidatures et au primaire, à la signature des contrats d’embauche).

Pour les résidents, 2 postes sur 3 sont pourvus en primaire. La liste de candidats classés est arrivée à terme, un nouvel appel a donc été lancé. 4 dossiers ont été reçus et une nouvelle CCPL se réunira fin avril. Les dossiers seront mis à disposition des représentants syndicaux pour consultation à distance.

Bilan et propositions pédagogiques faites à la direction

Courrier adressé le 14 avril par la sections  à
– Mr Keirel – Proviseur
– Mmr Pailhé – Proviseure ajointe
– Mr Kopp – Directeur du primaire

Messieurs, Madame,

Nous voulions attirer votre attention sur le fait que de nombreux collègues nous ont fait part de leur grande fatigue et de leur profond malaise face aux rythmes de travail imposés au nom de la continuité pédagogique aux enseignants comme aux élèves mais aussi face à des méthodes de travail mises en place dans l’urgence et qui semblent peu adaptées à l’enseignement distanciel sur la longue durée. Beaucoup se demandent s’ils seront capables de continuer sur la lancée actuelle jusqu’à la fin de l’année scolaire.

Nous avons fait circuler un sondage auprès de nos collègues qui a reçu
22 réponses jusqu’ici et fait ressortir un certain nombre de points, notamment :
– 57% des sondés souhaitent un allègement des emplois du temps et des programmes ;
– 44% des sondés au secondaire et 60% des sondés au primaire souhaitent un temps hebdomadaire de déconnexion ;
– 67% des sondés souhaitent que le temps d’enseignement passé en visioconférence soit limité ;
– 56% des sondés au secondaire souhaitent que les emplois du temps publiés sur Pronote soient beaucoup plus précisément le reflet de la réalité.

Des collègues parents d’élèves au primaire ont également vu passer, ces derniers jours, des récriminations de parents appelant les enseignants à “prendre leurs responsabilités”, à faire beaucoup plus de visioconférences pour les soulager et menaçant de ne plus payer les frais de scolarité. Dans le contexte actuel, et après nous être transformés en enseignants à distance du jour au lendemain, très souvent au détriment de nos propres équilibres familiaux, nous vivons naturellement très mal ces remises en cause.

Nous aimerions suggérer un certain nombre d’aménagements pour les semaines à venir :

1) En ce qui concerne la communication du lycée, il nous semble primordial d’être honnêtes (nous assurons la continuité pédagogique et non pas “l”école à la maison” comme il a été trop souvent suggéré) mais aussi de rassurer les parents qui se trouvent démunis face au nouveau contexte :
– Au primaire, il faut dire clairement aux parents que de jeunes enfants ne peuvent pas travailler plus de 2h (au cycle 2) et 3h (cycle 3) par jour dans le contexte actuel (c’est-à-dire sans la présence constante d’un personnel enseignant et encadrant, les infrastructures et la discipline collective propres à l’école) et que ce temps d’apprentissage ne peut en aucun cas se passer uniquement derrière un écran. Le temps d’école hebdomadaire alliera donc activités à faire en autonomie et activités encadrées par l’enseignant en visioconférence/vidéos (notamment sur padlet). Les parents qui trouvent particulièrement difficile d’accompagner leurs enfants dans leurs apprentissages pour des questions de langues, de télétravail ou autres doivent pouvoir se rapprocher de l’enseignant et du lycée pour que des solutions soient trouvées au cas par cas. Il nous paraît évident, quoiqu’il en soit, que la solution ne passera pas par des séances Zoom en classe entière de trois heures par jour comme le suggèrent certains parents : ça n’est pas souhaitable, encore une fois, pour les enfants, ça n’est pas efficace pour aider les élèves en réelle difficulté, et ça n’est pas réalisable pour les enseignants qui travaillent eux aussi à la maison avec un matériel qui n’a jamais été pensé pour ça, des connexions Internet et électriques parfois défaillantes, et, pour certains, leurs propres enfants à garder et accompagner dans leurs apprentissages. Il faut, enfin, rassurer les parents qui s’inquiètent au sujet des programmes :
une grande partie des enfants du monde sont actuellement confinés et il est évident que tous les enseignants prendront cela en compte à la reprise des classes/en début d’année prochaine et retravailleront les parties de programme et les compétences qui le nécessitent.
– Au secondaire aussi, il nous parait primordial de rassurer les parents quant aux programmes : dans les classes à examens, ils seront terminés pour la plupart (la fermeture étant intervenue tard dans l’année), dans les autres classes, les éléments indispensables seront revus les années suivantes. Des discussions pédagogiques ont été entamées que nous souhaitons continuer pour adapter les enseignements au contexte et pour maintenir la motivation et l’assiduité des élèves à long terme. Là aussi, il faut absolument expliquer, encore et encore, toutes les limites des cours en visioconférences qui ne sont pas la panacée. Les élèves du secondaire sont encore plus à même de travailler en autonomie ou encore en groupes et nous aurons à coeur d’explorer toutes les options pour varier les formats.

2) Il est primordial que toutes les ressources soient mieux mobilisées pour repenser la continuité pédagogique, la rendre plus flexible et nous permettre à tous de travailler plus sereinement et sans risque de burn-out :
– Pronote, au secondaire, doit rapidement être adapté, notamment au niveau des emplois du temps, pour être plus lisible et toute modification souhaitée par un enseignant ou une équipe pédagogique doit être immédiatement entérinée sur Pronote pour être visible de tous.
– Tout temps de réflexion doit être utilisé de la manière la plus efficace possible. La demie-journée banalisée de mercredi dernier, au secondaire, n’a pas été constructive du fait d’une annonce de dernière minute (de fait, peu d’enseignants ont réellement annulé leurs cours) et d’instructions contradictoires (s’agissait-il de clarifier les EDTs ? De les refaire ? Ou de repenser notre mode de fonctionnement pour après les vacances ?). Une discussion qui aurait dû être pédagogique et inventive s’est transformée en foire d’empoigne pour de nouveaux créneaux horaires, ce qui a causé du stress au lieu d’insuffler une nouvelle motivation.
– Mieux mobiliser les ressources humaines doit également signifier mieux respecter les besoins du personnel. Il nous paraît important de faire le bilan, au cas par cas, avec chaque collègue pour penser des manières de travailler et rythmes de travail plus en phase avec leurs besoins familiaux mais aussi psychologiques. Il paraît important, notamment, de prendre en compte que certains collègues se retrouvent très isolés dans le contexte actuel, tandis que d’autres doivent allier télétravail et suivi de la scolarité de leurs enfants.
Nous souhaitons qu’un vrai temps de réflexion mais aussi de formation soit mis en place afin de nous permettre de repenser, mais aussi de mieux nous former aux, enseignements à compter de la mi-mai. Nous avons dû nous transformer en enseignants à distance du jour au lendemain et nous en voyons toutes les limites maintenant. De nombreux collègues soulignent qu’ils n’ont pas eu le temps, jusqu’ici, de suivre les formations et d’étudier les outils proposés par les IEN et EEMCP2. Il nous paraît primordial que ce temps de réflexion et de formation ait lieu avant les vacances à venir et nous proposons qu’une partie de la semaine prochaine soit banalisée afin de permettre cela. Pour que ces jours banalisés soient productifs, il faut qu’une organisation claire par petits comités soit proposée en amont par la direction avec l’accord des enseignants et ainsi éviter de réitérer la désorganisation de la demi-journée banalisée de mercredi dernier (pour le secondaire).

3) Il nous paraît également primordial que le Comité de gestion ait une politique claire, que ce soit vis-à-vis de nous ou des parents.
– Nous aimerions recevoir une garantie absolue que tous les salaires et indemnités de départ seront bien payés, comme le Comité de gestion s’y était engagé, jusqu’à fin août. En effet, de très gros retards de signature de documents (avenants aux contrats, remboursements de frais encourus) créent une très grande inquiétude auprès des enseignants. Nous travaillons plus que jamais et souhaitons être certains que ce travail sera bien rémunéré.
– Nous souhaitons également que le Comité de gestion publie la nouvelle grille salariale, tant de fois promise, le plus rapidement possible. En effet, les collègues qui ont prévu de rester l’année prochaine doivent pouvoir se projeter financièrement. Nous rappelons aussi que vous vous êtes engagés à être entièrement transparents auprès des collègues nouvellement recrutés. Nous nous inquiétons donc des recrutements annoncés au primaire : en l’absence de grille salariale, comment a-t-il pu être possible d’informer les néo-recrutés ?

En résumé, voici nos demandes :
– une communication claire, honnête et rassurante auprès des parents sur l’organisation pédagogique ;
– pour arriver à cela, encore faut-il que les choses soient claires et organisées pour les enseignants, donc : 3 jours banalisés, bien organisés en amont, pour les élèves la semaine prochaine afin de réunir les équipes enseignantes sur des thèmes pédagogiques et des formations ;
– une communication du CG aux personnels sur les rémunérations ainsi que sur les nouvelles grilles salariales.

Autant la fermeture du lycée le 16 mars pouvait difficilement être anticipée, autant le prolongement de cette fermeture peut et doit l’être. Afin que nous puissions tous continuer à travailler de la manière la plus constructive et efficace possible, il nous semble primordial de prendre le temps de repenser les choses sur la durée et de recréer une relation de confiance entre tous.

Très cordialement,

Les personnels FSU

Demande à la direction de clarifier sa communication à destination des parents d’élèves

Courrier envoyé le 26 Mars à Mr Keirel – Proviseur.
Monsieur le proviseur,

Nous souhaitons attirer votre attention sur le point suivant :

Les enseignants sont mobilisés pour assurer la continuité pédagogique auprès des élèves.
Cette mission demande énormément de travail et les journées sont très longues.

Contrairement à ce que vous avez indiqué dans le message diffusé aux parents le 25 mars, ce ne sont pas les parents qui font l’école à la maison, mais ce sont les enseignants qui sont chargés de cette mission. Si tel n’est pas le cas, merci de nous en informer.

Aussi, diffuser à des parents des ressources pédagogiques destinées à des enseignants est contre-productif et pénalise fortement notre travail. 
Plusieurs collègues vous ont d’ailleurs déjà alerté à ce sujet et ont signifié leur désaccord à ces liens envoyés directement aux parents par la direction, sans concertation avec les enseignants.
Dans ce cas, pourquoi continuer ? Nous sommes suffisamment débordés en ce moment pour pouvoir rattraper ces erreurs de communication.
Bien cordialement,
Les personnels syndiqués au SNUipp et au SNES du LFDD

Courrier diffusé aux parents d’élèves, le 12 décembre 2019

Version française (english version below)

Chers parents,

Vous aurez tous reçu un message de M. Dolédec, Président du Comité de gestion du LFDD. Ce message oublie de préciser un certain nombre de points pourtant cruciaux.

Ce que le Comité de gestion ne vous dit pas, c’est que ce sont les salaires des personnels étrangers mais aussi les avantages en nature de tous les personnels, étrangers et kenyans, sur lesquels seront désormais prélevés les 30% d’impôts à la source. La garantie d’un salaire minimum de 2000 euros (seulement valable pour les enseignants) ne tient compte ni des cotisations sociales (retraites, mutuelles) ni des avantages en nature. Certains salaires risquent donc de tomber à 1600 euros, voire moins.

Pourriez-vous vivre à Nairobi avec un tel salaire ?

Ce que le Comité de gestion ne vous dit pas, c’est qu’à revenus constants (les 5% de hausse de frais de scolarité ne font que compenser le taux d’inflation actuel au Kenya), il ne pourra augmenter les salaires les plus bas qu’en réduisant ceux des personnels les plus expérimentés. C’est donc bien comme une mesure contre nos collègues avec de l’expérience, piliers de l’établissement, qu’il faut lire cette mesure.

Ce que le Comité de gestion ne vous dit pas, c’est que promettre une refonte de la grille salariale sans la présenter samedi, c’est nous demander à tous de lui signer un chèque en blanc. Or la confiance est rompue, et cela pour de multiples raisons :

Le Comité de gestion n’a aucunement tenu compte des propositions que nous, personnels, et vous, parents, avons faites, au cours des six derniers mois, pour trouver des solutions à la crise fiscale et financière actuelle, préférant accepter sans discuter la politique d’austérité imposée par l’ambassade de France et l’AEFE.
Le Comité de gestion actuel n’a pas hésité, en Conseil d’administration et sur les réseaux sociaux, à remettre en cause notre honnêteté et notre professionnalisme.
Le même Comité de gestion s’est arrogé le droit d’escorter hors de l’établissement, à la vue de tous, une collègue démissionnaire en poste, et dévouée au lycée, depuis plus de 20 ans. Le Comité de gestion a aussi mis fin au contrat d’un collègue, en poste au lycée depuis 9 ans, sans en expliquer les raisons et sans respecter les procédures de licenciement.
Le Comité de gestion et l’ambassade de France, perpétuant en cela une vieille tradition à laquelle nous ne tenons pas du tout dans le contexte politique kenyan actuel, demandent à nos collègues arrivés en septembre de continuer à travailler dans l’illégalité (avec un visa touriste) dans l’attente de leurs permis de travail.
Le Comité de gestion refuse de tenir les engagements pris par les Comités de gestion antérieurs, notamment en matière de cotisations retraite.
Le Comité de gestion, enfin, tout en remerciant des personnels en poste depuis des années au lycée, a créé deux nouveaux postes d’assistant de bassin et de diététicienne, dont la nécessité est très contestable en l’état actuel des choses.
De fait, le Comité de gestion est responsable du climat permanent de peur et de stress dans lequel nous vivons et travaillons actuellement, qui ne nous permet de travailler avec la sérénité nécessaire pour donner le meilleur de nous-mêmes à vos enfants.

Ce que le Comité de gestion ne vous dit pas, c’est que si les enseignants, même débutants, ne sont pas suffisamment payés pour vivre à Nairobi, les sommes consacrées par l’AEFE à leur formation seront gaspillées.

Ce que le Comité de gestion ne vous dit pas, c’est que nous avons tous été témoins des difficultés de recrutement de personnels ces dernières années et nous avons tous supporté le poids de leur renouvellement fréquent. Les salaires proposés après paiement des impôts au Kenya auront forcément comme impact immédiat le départ de nombreux personnels (entre 15 et 20 selon nos informations) et un renouvellement encore plus fréquent des équipes.

Les enseignants qui seront recrutés au LFDD à la rentrée prochaine ou pendant le reste de cette année scolaire pour remplacer les départs forcés, et auxquels il sera demandé de travailler plus de six mois de façon illégale avec un visa de tourisme, et avec un salaire qui ne leur permettra pas de vivre décemment à Nairobi, risquent fortement de quitter le lycée l’année suivante ou en cours d’année.

Dans ces conditions, comment fournir à vos enfants une éducation de qualité ?

Nous avons tenté de nous battre, sans être entendus. Ceci affecte profondément notre moral et notre santé. Trois collègues ont d’ores et déjà démissionné, d’autres ont dû se mettre en arrêt maladie.

Le 14 décembre, l’avenir du LFDD sera entre vos mains.

Contrairement à nos demandes, une seule proposition budgétaire sera soumise au vote.

Vous aurez le choix entre voter pour cette proposition, contre et vous abstenir. Si le nombre de voix en faveur du budget présenté est majoritaire par rapport au nombre de parents présents, le budget sera adopté.

Pour toutes ces raisons, nous vous appelons à venir nombreux à l’Assemblée générale de l’Association des parents d’élèves samedi 14 décembre et à VOTER CONTRE lors du vote du budget. Si vous ne pouvez pas être présent, vous pouvez remettre une procuration à un autre parent (chaque parent peut prendre deux procurations maximum).

Nous vous appelons aussi à être nombreux à interpeler le Comité de gestion et vous remercions une nouvelle fois pour votre confiance et votre soutien.

Les personnels du LFDD


English version

Dear parents,

You will all have received a message from Mr Dolédec, President of the LFDD’s board. This message omits a number of crucial points.

What the board does not tell you is that it is not just the salaries of the school’s foreign staff, but also the benefits received by all staff, foreign and Kenyan, that will from now on be taxed at source and at the rate of 30%. The guarantee of a minimum wage of 2,000 euros (only offered to teachers anyhow) does not take account of social contributions (pensions, complementary medical insurance) nor of benefits. Some wages are thus likely to fall to 1,600 euros or even less.

Could you live in Nairobi with that money?

What the board does not tell you is that with just about steady revenues (the 5% school fee increase will do no more than cover the current inflation rate in Kenya), they will only be able to increase the lowest salaries by reducing those of the more experienced staff. This equates to taking measures against our more experienced colleagues, who form the cornerstones of the school.

What the board does not tell you is that promising a review of the salary scale without actually presenting it on Saturday amounts to asking us all to give them a blank cheque. But trust has broken down, for many reasons:

The board has not taken account of the many proposals we, staff, and you, parents, have made over the last six months in order to try and solve the current tax and financial crisis. They are instead going for the austerity policy put forward by the French embassy and the AEFE.
The board has not hesitated, in Conseil d’administration meetings and on the social media, to question our integrity and professionalism.
The same board has felt empowered enough to escort out of the school, in view of all, a devoted colleague who resigned from a position she had held for more than 20 years. The board also dismissed a colleague, who had been in his position for nine years, without explaining why nor following the regular dismissal procedures.
The board and the French embassy, thus maintaining a long tradition we care little for in the current Kenyan political climate, continue to ask colleagues to work illegally (with tourist visas) while awaiting their work permits/work permit renewals.
The board refuses to assume the commitments taken on by previous boards, notably with regards to pension contributions.
The board, finally, while dismissing colleagues who worked for the school for years, has created new swimming assistant and dietician positions, whose necessity is highly questionable in the current state of affairs.
Indeed, the board is directly responsible for the climate of permanent stress and fear in which we live and work at the moment, and which does not give us the serenity we need to give your children our very best.

What the board does not tell you is that if teachers, even early career teachers, are not sufficiently paid to live in Nairobi, the moneys devoted by the AEFE to their training will be wasted.

What the board does not tell you is that we have all witnessed, over the last years, how difficult it is to recruit staff and we have all borne the brunt of a high turnover rate. The proposed, post-Kenyan tax salaries will necessarily entail the immediate departure of many members of staff (between 15 and 20, according to our sources) and an even higher turnover.

The teachers recruited over the coming months in order to cover forced departures, and who will be asked to work for more than six months illegally on tourist visas, with a salary that does not allow them to live decently in Nairobi, will most likely leave the following year if not during the schoolyear.

In these conditions, how can we/they provide your children with a quality education?

We have tried to fight, without being listened to. This has deeply affected our morale and health. Three colleagues have already resigned, and others have had to go on sick leave.

On 14th December, the school’s future will be in your hands.

Contrary to our request, only one budget option will be submitted for your approval.

You will have a choice between approving this budget, rejecting it, or abstaining. If there is a majority of votes in favour of the proposed budget relative to the number of parents present at the meeting, the budget will be adopted.

For all these reasons, we encourage as many of you as possible to attend the General Assembly of the Parents’ Association this Saturday, 14th December and to REJECT the proposed budget. If you cannot be present, you can grant another parent proxy (a parent can take up to two proxies).

We also call upon you to question the board with regards to its decisions and practices and thank you once again most warmly for your trust and support.

The LFDD Staff

Compte-rendu de la rencontre du 4 décembre avec Mr Cario / AEFE

En noir nos questions et remarques.
En bleu, les réponses qui nous on été faites avec nos commentaires.

Nous avons pu échanger et dérouler nos questions et les remarques que nous avions préparées. Les informations étaient assez factuelles et précises de la part de Mr Cario.

Nous lui avons remis un dossier comprenant la pétition (415 signatures à cette date) ainsi que tous les documents prouvant le manquement au devoir de réserve de Mr Doledec.

Ce que le personnel souhaite faire remonter à l’AEFE :

  1. Qui est garant d’une attitude responsable des membres du CG ?

Le CG précédent a mis l’établissement dans une situation illégale.

Le président du CG actuel oublie son devoir de réserve et se permet de divulguer des informations et de faire des commentaires relatifs à la gestion du lycée sur le groupe Whatsapp de parents d’élèves de la classe de son fils et transmet de fausses informations sur le personnel et en particulier le personnel mobilisé

Le CG actuel fait travailler des personnels sans work permit (article de presse paru aujourd’hui).

L’AEFE laisse-t-elle faire ces pratiques ?

Lors du vote des parents à l’AG le 14/12, pourront-ils voter contre ?

Qui est garant de la transparence du vote ?

Comme annoncé en préambule par Mr Cario, le lycée n’est pas un établissement totalement privé : Il est lié à l’AEFE par une convention qui permet à celle-ci de faire des recommandations non contraignantes mais en général écoutées. Le proviseur et le COCAC sont en charge de représenter l’état français. L’ambassadeur est garant du respect de la convention.

Nous avons fourni les documents montrant le manquement au devoir de réserve de Mr Doledec sur les réseaux sociaux. Nous avons été entendus sur ce point.

Concernant le vote du 14/12, lors de l’AG, voici le fonctionnement prévu :

Il n’y aura qu’une proposition car « c’est comme ça que ça se fait , le CG est là pour prendre une décision » (réponse officielle). Il ne peut proposer qu’un seul budget. Les parents présents seront comptabilisés, puis les votes pour en rapport au nombre de présents. Si le quorum n’est pas atteint, une AG extraordinaire sera convoquée dans la foulée revotera.

  1. La responsabilité de la France dans la situation fiscale actuelle :

    Compte rendu CA 2007 : l’ambassadrice en poste à l’époque atteste que les enseignants français en contrat local pourront payer leurs impôts en France à partir de janvier 2008.

Nous avons des témoignages écrits et oraux de collègues ayant demandé les années précédentes comment procéder pour payer leurs impôts au Kenya.

Réponse du proviseur sous couvert du poste diplomatique : «  c’est trop compliqué, vous pouvez payer vos impôts en France » ou en cas de personnel non français, il leur a même été conseillé de ne rien déclarer et de ne pas payer d’impôts.

L’employeur (CG) a établi un document écrit stipulant que l’employé français pouvait payer ses impôts en France.

A cette époque, un DAF AEFE était présent. L’ambassade et l’AEFE étaient au courant de cette pratique et l’encourageait.

La politique de l’AEFE est de former les nouveaux enseignants en contrat local sur 2 ans (cf CR CA) donc d’investir sur le long terme. La décision du CG va à l’encontre de cette politique en refusant d’investir sur le personnel car les enseignants recrutés ne resteront pas s’ils sont sous-payés.

La proposition du budget du CG engage des baisses de revenus importantes pour les foyers concernés et met des familles en grave difficulté financière, ce qui va amener une partie des personnels à partir.

L’AEFE reconnaît la responsabilité du poste diplomatique de l’époque. Nous nous sommes étonnés que des recommandations n’aient pas été faites au CG auparavant concernant la situation fiscale bancale ou concernant les work permit. Il y aurait eu collusion entre tous les protagonistes qui n’auraient pas fait remonter à l’AEFE le problème fiscal ( ?). Pour autant, la situation actuelle est la suivante :

Les PDL ont été compensés jusqu’en août 2020, le temps de prendre leur décision. Si la situation ne leur convient pas, ils sont en mesure de partir (ce qui est regrettable, mais légitime, dixit l’AEFE). S’ils estiment que la baisse de revenu est contraire au droit kényan, ils peuvent porter l’affaire en justice (Mr Cario ne connaît pas le droit kényan pour se prononcer).

L’AEFE n’interviendra pas financièrement car le CG lui apporte une solution viable sur un plateau. L’AEFE prévoit de former les nouveaux contrats locaux. Mr Cario dit être bien conscient des problèmes de recrutement mais impuissant à intervenir dans les décisions de gestion du CG (qui lui conviennent bien).

Quand on s’étonne que le poste diplomatique abonde pour ce budget (CR du CA), le COCAC confirme que c’est la seule solution car « les parents payent déjà beaucoup ». Il précise que ce seront les parents qui paieront les arriérés d’impôts (s’il y en a) que l’ambassade va négocier, via les frais de scolarité, et que cette baisse de revenus est la « participation » des personnels !

Le COCAC minimise énormément les conséquences de la baisse de revenu, remet en cause le fait que les PDL français payaient des impôts en France , sous-entend qu’ils en ont bien profité pendant cette période. Il déclare (et Steven Otieno lui donne raison) que ce serait de la discrimination de ne compenser que les français. Sarah informe que le syndicat kényan est venu réclamer une compensation idem que les français de janvier à août. Le COCAC indique que si les kényans réclament la même compensation à partir de septembre 2020, c’est beaucoup trop d’argent. On essaye d’expliquer que les personnels kényans ont déjà été compensés en 2008, mais le COCAC ne connaît pas trop les détails. On explique que ce serait de la discrimination de ne pas compenser les français aujourd’hui alors qu’il y a eu compensation en 2008, mais là encore, le COCAC nous retourne qu’il s’agit d’une affaire de point de vue ( ?).

En gros, la situation ne vous convient pas ? Dommage, mais partez. Vous trouvez cela injuste ? Attaquez en justice.

Pour le poste de DAF, de nouveau, le COCAC ne comprend pas que l’on ait été choqués de la fermeture du poste. Sa réouverture n’est pas envisagée pour l’année prochaine, mais à l’étude peut-être pour la suivante .

  1. Remettre l’établissement dans la légalité :

Contrairement à certaines rumeurs mensongères qui circulent, les personnels ont toujours adhéré à l’idée de payer des impôts au Kenya.

Par contre, est-il légal de faire venir des gens de l’étranger et de les mettre devant le fait accompli de devoir travailler sans work permit pendant plusieurs mois, cela dans le climat de contrôle actuel ?

Est-il légal d’embaucher des gens sur la base d’un revenu et de baisser ce revenu d’environ 30% ?

Enfin, ce n’est pas aux personnels de déclarer leurs revenus aux autorités kenyanes mais c’est l’établissement qui est tenu de mettre en place le prélèvement à la source.

Le président du CG sera rappelé à l’ordre pour droit de réserve. Également, de manière symbolique, pour avoir voté la création d’un poste de diététicien et de maître-nageur, Mr Cario a reconnu le caractère déplacé de ces mesures dans le contexte actuel.

Pour le problème des Work permit :

Le COCAC minimise fortement les conséquences, il se retranche derrière la note de l’ambassade (sans valeur légale, on lui a fait remarquer) indiquant que des démarches sont en cours.

Nous avons évoqué le « special pass » et il a dit que c’était une bonne idée ( !!!), que si nous pouvions avoir des infos sur la procédure… !!!

De même sur la possibilité de déposer le dossier lors du recrutement, avant que les personnes ne soient sur place, mais ils ne savent pas trop comment faire.

Mais là, ils vont embaucher un facilitateur.

  1. Indemnités de licenciement économique :

Se trouvant de fait devant une réalité financière non viable, une partie du personnel n’aura d’autre possibilité que de démissionner, et ce de façon forcée par ce changement de revenu.

Le personnel demande donc que l’établissement leur verse une indemnité de licenciement économique, comme dans tout plan social.

LE COCAC minimise et infirme quand on emploie l’expression « licenciement économique forcé ». Sarah indique qu’elle a demandé que les primes de départ prévues dans les contrats soient versées. Nous indiquons que ce n’est pas cela que nous demandons mais une indemnité exceptionnelle de licenciement.

Constats : le jeudi 28/11 , la grande majorité des enseignants (contrats locaux et résidents, solidaires et qui sont pénalisés aussi par ces mesures indirectement) étaient en grève et AUCUNE pression n’a été exercée sur le personnel contrairement aux propos mensongers qui circulent et ont été inscrits dans le CR du CA.

Les enseignants ne sont entendus ni du CG, ni de l’ambassade.

Les demandes :

  • Que soient clarifiées les modalités de vote des parents à l’AG ; possibilité de voter contre ? non, ils ne pourront que voter « pour » ou s’abstenir, par contre, la majorité est comptabilisée par rapport au nombre de présents.

  • Que l’AEFE examine la possibilité d’une aide financière à l’établissement

( aménagement ponctuel de la part des reversements de l’établissement ?)

Pas possible en regard du budget de l’AEFE et surtout car le CG a proposé autre chose de viable.

  • Qu’une indemnité de licenciement économique soit versée aux personnels en CL qui partiront: on peut toujours demander.

  • Que les résidents conjoints de CL puissent postuler en même temps que leur conjoint , avant l’échéance de leur détachement:  NON, on ne peut contraindre le MEN, les seules dérogations sont octroyées en cas de crise politique ou fermeture de poste.

Pour information :

Le Lycée verse une Participation Financière Complémentaire (appelée PFC) à l’AEFE, comme tous les établissements du réseau. Cette participation est obligatoire et non négociable. Elle s’élevait à 9%, puis a été ramenée à 7,5 % au 1-1-2019 et vient d’être baissée à 6% (l’AEFE ayant perçu une nouvelle subvention).

La seule négociation qu’il pourrait y avoir concerne la participation de l’établissement aux salaires des résidents (cette part est variable en fonction des lycées et des années; ça se négocie). Mais dans l’état actuel des finances de l’AEFE (qui vient encore de fermer 7 postes de EEMCP2 sur la Zone Afrique au CT de mardi), cela n’est pas envisageable. Les seuls établissements qui bénéficient actuellement d’un soutien particulier sont l’Iran et le Venezuela.

Compte-rendu de l’heure d’information syndicale du mardi 10 septembre 2019

A la suite de la réunion, voici les sujets présentés et débattus, ainsi que les questions qui ont été adressées à la direction, et pour lesquelles nous attendons des réponses concrètes :

  • Demande de plus grande consultation des personnels sur toutes les questions relatives à la vie de l’établissement (travaux de sécurité, cantine, etc.) afin d’anticiper les problèmes plutôt que de les subir. Le personnel note avec regret le manque de consultation sur les travaux de sécurité et leurs conséquences, en particulier, mais également le fait que certains personnels volontaires pour participer aux commissions n’aient jamais été conviés aux réunions l’année dernière.
  • Work permits, etc.
    Les personnels en renouvellement ont dû faire la démarche eux-mêmes auprès de Mme Kimani. Certaines demandes de renouvellement, déposées par les personnels en juin, n’auraient été déposées que début septembre. Tout ceci nous inquiète au plus haut point étant donnés les délais habituels.
  • Manuel de ressources humaines
    Où en est-on de sa rédaction ?
    Nous rappelons que ce guide a été réclamé (et promis) à de nombreuses reprises et est l’une des missions premières de Mme Kimani.
  • Poste de coordination RH
    Il serait bon de clarifier les responsabilités de ce poste, sa position hiérarchique et ce que les personnels peuvent en attendre. Il semble que le passage de relai entre Mme Do Sacramento et Mme Kimani n’ait pas fait l’objet de suffisamment d’attention (en termes de temps, clarification de certaines règles et usages, communication).
  • Absence de CCPL
    Nous en appelons une nouvelle fois à la direction pour créer une commission paritaire de recrutement des personnels en contrat local et ainsi faire preuve de plus de transparence à ce niveau. Nous notons en particulier le flou qui entoure le recrutement d’un enseignant remplaçant au primaire (poste a priori supprimé en fin d’année scolaire dernière ?).
  • Parking
    Des solutions doivent être proposées aux personnels le plus rapidement possible :
    – Possibilité de se garer dans un centre commercial proche sans coût supplémentaire pour le personnel ;
    – Possibilité de prendre gratuitement les bus de l’école ;
    – Possibilité de mieux gérer les places qui existent, notamment en proposant aux enseignants qui ne viennent assurer que quelques heures de cours une place parent.
    Les personnels rappellent à la direction que se rendre au travail en voiture dans une ville comme Nairobi, où certains collègues doivent parcourir de très longues distances (très cher en Uber, impossiblement long avec les matatus), où les routes sont défoncées/n’ont pas de trottoirs/sont inondées en saison des pluies/dangereuses (d’un point de vue de la sécurité routière et des personnes), et où il nous est fortement déconseillé de nous déplacer à pieds la nuit, n’est pas un luxe. Les questions de parking ont d’ores et déjà suscité de nombreuses tensions et ne permettent pas des débuts de journée sereins, sans compter les retards qu’ils entraînent d’ores et déjà. A la veille de négociations salariales pour les personnels en contrat local, il n’est pas non plus admissible que se rendre au travail représente un coût supplémentaire pour les personnels (nous regrettons à ce sujet que les personnels qui ont dû garer leur véhicule au Yaya voisinant aient essuyé des refus de remboursement).
    Nous aimerions également rappeler au chargé de sécurité que si les places de parents sont sanctuarisées, celles des personnels doivent l’être également, à toutes heures de la journée.
  • Heures d’ouverture et de fermeture de l’établissement
    Certains personnels doivent arriver au lycée avant 7h15, soit pour prendre leur poste (accueil/surveillants) soit parce que c’est la seule solution pour éviter les embouteillages du matin (et ne pas inutilement perdre du temps), or des collègues ont été refoulés à 7h du matin. Nous nous émouvons également que certains collègues se soient vu refuser le droit de venir travailler dans leur classe, en cette période très chargée de la rentrée, le dimanche. Nous rappelons que l’établissement fonctionne sur la base de notre travail à tous et que nous avons donc besoin de pouvoir travailler sereinement, et quand nos vies familiales nous le permettent, dans notre lieu de travail.
    Nous déplorons également le manque de communication et de justification de cette nouvelle politique de sécurité qui nous conduit à ressentir ces mesures comme autoritaires, peu en phase avec notre réalité quotidienne et très anxiogènes.
    Au-delà des questions de parking et d’heures d’ouverture, les personnels s’émeuvent de « bunkérisation » du lycée et des nombreuses conséquences que cela entraîne :
    1) Problèmes de parking pour les personnels (cf ci-dessus) ;
    2) Manque d’accès à l’établissement pour les personnels qui souhaitent y travailler (cf ci- dessus) ;
    3) Disparition des échanges informels entre enseignants et parents ;
    4) Manque de convivialité du lycée et problèmes d’accueil de certaines activités sportives et extra-scolaires (voire services dits spéciaux) auxquelles participent enseignants et parents d’élèves ;
    5) Phénomène de foule et de goulot au niveau du plateau sportif et du parking et les problèmes de sécurité qui s’ensuivent (sans compter le temps perdu par tous);
    6) Disparition d’un espace de détente et de socialisation pour les élèves du secondaire auxquels on interdit désormais de faire du sport sur le plateau sportif après les cours et qui risquent donc de se retrouver dans des endroits beaucoup moins sûrs (nous rappelons à la Direction que la socialisation de nos élèves les plus âgés est compliquée dans une ville comme Nairobi qui offre peu d’espaces sûrs hors les malls).
    Nous nous étonnons que la sécurité revête tout d’un coup une dimension très étroite (anti-terroriste) et que les autres aspects de la sécurité de nos élèves, des parents d’élèves et la nôtre, ne soient pas suffisamment pris en compte.
  • Problème du coût de la cantine
    Les personnels confirment que nombre d’entre eux ont décidé de retirer leurs enfants de la cantine cette année pour des questions de coûts prohibitifs et de mauvaise gestion de ce service (temps de repas trop court, mauvaise distribution des quantités, choix trop limité). Au nom d’une plus grande égalité économique (nous sommes fiers d’appartenir à l’une des quelques écoles internationales qui a des élèves boursiers), il nous paraît urgent que le LFDD se penche sur cette question, cesse de vouloir faire le forcing et accepte de mettre en place une solution d’accueil pour les enfants qui apportent leur lunchbox.
  • Problèmes de communication
    Il y a eu de nombreux cafouillages au niveau des emplois du temps, des heures de réunions, etc. ainsi que sur les heures d’ouverture et de fermeture de l’établissement.
    Nous espérons voir une amélioration de la communication afin de pouvoir rapidement prendre nos marques et nous organiser pour utiliser notre temps de travail (et notre temps de loisir) au mieux.
  • État des locaux
    Nous notons de nombreux problèmes de mise en conformité des locaux (graviers sous les fenêtres, propreté des toilettes, approvisionnement en eau). Certaines salles du secondaire attendent encore et toujours une rénovation. Nous nous engageons à signaler ces problèmes plus systématiquement à Mme Akhanchouf (servicesgeneraux@diderot.ac.ke) mais espérons également qu’ils feront l’objet d’une recherche de solutions pérennes.
  • Problèmes de reprographie
    Les imprimantes tombent à nouveau régulièrement en panne, ce qui entraîne de grosses pertes de temps et de réelles difficultés à assurer les cours. Certains enseignants ont fait le choix de ne pas prendre de manuels, d’autres (OIB) y sont contraints : nous avons donc tous besoin d’imprimantes fiables, réapprovisionnées et réparées rapidement.
  • Problèmes d’inventaire
    Il semble que beaucoup de matériel (au-delà du seul matériel informatique) soit stocké dans différentes salles sans qu’un inventaire existe. Nous en appelons à une utilisation plus efficace de ce matériel, utilisation qui ne sera possible que si nous savons de quel
    matériel nous disposons et où il se trouve.
  • Vie scolaire
    La nouvelle organisation de l’entrée et de la sortie de l’établissement génère un questionnement et une incompréhension des personnels de vie scolaire.
    – nécessité de communication sur la suppression de la guérite ;
    – expliquer le rôle des surveillants
    – les agents de sécurité ne sont pas des surveillants ;
    – les agents de sécurité doivent-ils être chargés de filtrer les entrées et
    sorties du lycée ? Nombre d’entre eux ne parlent pas français et demandent l’aide des surveillants ; ils ne connaissent pas le fonctionnement des emplois du temps ni les spécificités de l’école…. Ils ne savent souvent pas comment gérer les problématiques ;
    – Quid du contrôle des élèves qui essaient de sortir sans autorisation ?
    – Le contact avec les parents (cf l’année dernière les problèmes liés aux bagarres, à la drogue…)
    – le rôle d’accueil à l’entrée du lycée (cf la guérite permettait de recevoir des courriers et colis sans que les personnes n’aient à entrer dans l’établissement, de communiquer avec les retardataires et parents qui viennent de manière intempestive…)
    – L’organisation de la sortie des élèves en fin de journée.

 

Journée de grève du 14 Mai

Tract distribué aux parents d’élèves, suite à la journée de grève du 14 Mai 2019.

La question des impôts

Jeudi 25 avril, le Comité de Gestion (CG) a informé l’ensemble du personnel en contrat local qu’à partir de septembre, ils auraient à payer leurs impôts au Kenya sur leurs salaires et sur les acquis sociaux négociés depuis des années, le tout à hauteur de 30%, avec une compensation minimale qui va vous être présentée ce soir. Si nous ne remettons pas en cause le principe, en l’absence d’accord fiscal entre la France et le Kenya pour les personnels en contrat local, nous rejetons les méthodes (décision annoncée très tardivement dans l’année, compensation trop limitée pour permettre à certains d’entre nous de vivre dignement de leur salaire, remise en cause d’acquis obtenus, pour certains, il y a plus de 10 ans).

La question des permis de travail

Au même moment, le CG nous informait qu’un nouvel accord de coopération signé entre la France et le Kenya allait entraîner une modification des modalités de demande de permis de travail pour les personnels du lycée. Les nouvelles modalités proposées par le CG créent une différence de traitement entre les personnels selon leur nationalité, ce que nous trouvons inacceptable.

Autres questions

Au-delà de ces deux questions centrales, le CG, tout en parlant « d’attractivité et de fidélisation », souhaite remettre en cause la prime d’ancienneté versée aux personnels en contrat local. La grille salariale des personnels en contrat local serait dorénavant établie en shillings kenyans, créant ainsi une différence de traitement avec nos collègues en contrat résident ou expatrié.

Le résultat d’années de mauvaise gestion

Depuis des années, le LFDD vit sous le risque d’un redressement fiscal résultant d’une mauvaise gestion. Alors que le Kenya Revenue Authority (KRA) n’a fait aucune demande en ce sens, le CG a soudainement décidé que tous les personnels en contrat local du lycée devraient payer leurs impôts au Kenya plutôt que dans leur pays d’origine comme ils en avaient la possibilité jusqu’à maintenant. En d’autres termes, le CG souhaite utiliser ce levier afin de négocier un allègement ou une suppression pure et simple des pénalités financières que le LFDD risque de payer.

Livrons les personnels en pâture afin de limiter la casse liée aux années d’errance fiscale des gestionnaires du lycée !

Ce que vous devez aussi savoir, c’est que ces dernières années, plusieurs Directeurs Administratifs et Financiers (DAF) de l’AEFE se sont succédés sans avoir pu mener à bien leurs missions à cause de la lourdeur de fonctionnement et de l’amateurisme des représentants des parents qui se sont succédés au CG. On ne s’improvise pas gestionnaire d’un établissement scolaire. L’an dernier, l’AEFE a donc décidé de suspendre le poste de DAF pendant une année, le temps que le Comité de Gestion se remette en cause et que les instances puissent retrouver un fonctionnement normal.

Face à l’absence de remise en cause du CG, le poste de DAF a été supprimé par l’AEFE. Il est à noter que les représentants des parents, des élèves et des enseignants ont tous voté contre la suppression du poste de DAF lors d’un Conseil d’Établissement. La direction de l’école a voté pour. Un ancien membre du CG a été recruté sur le poste de DAF, ce qui devrait aussi poser question. Suite à ce recrutement, les frais de structure ont très fortement augmenté du fait du recrutement de nouveaux personnels comptables et administratifs et d’un cabinet de conseil.

Nos représentantes au Conseil d’Administration ont exprimé notre mécontentement à l’égard de ce fonctionnement à plusieurs reprises, sans résultat. Une lettre ouverte dénonçant le manque de démocratie et de transparence du CG a également été signée par la grande majorité du personnel et envoyée aux membres du CG avant les vacances.

Nous vous invitons, vous, parents, à également poser des questions sur la manière dont les frais de scolarité de vos enfants sont gérés.

Si le Comité de Gestion n’a pas les compétences pour gérer cet établissement, ne devrait-on pas demander à l’AEFE de gérer directement cette école ?

Ce que nous refusons :

Nous rejetons le calendrier de mise en conformité fiscale proposé et refusons fermement de nous retrouver devant le fait accompli: à cette période de l’année, il est impossible pour nous de trouver un nouvel emploi (au Kenya ou ailleurs) pour l’année scolaire à venir et nous sommes donc condamnés à rester une année de plus au LFDD dans des conditions financières inacceptables qui vont mettre certains collègues (y compris les collègues nouvellement recrutés pour l’année scolaire à venir) dans une grande détresse financière.

Nous refusons de servir de monnaie d’échange avec le KRA.

Nous refusons toute mesure qui menacerait, notamment, le statut légal de certains personnels au Kenya et les acquis sociaux obtenus au cours des années pour fidéliser les personnels.


Ce que nous souhaitons :

– Nous souhaitons tout d’abord un moratoire d’une année scolaireavant la mise en place de ces mesures (si elle doit avoir lieu) afin que nous puissions négocier un accord. Ce moratoire permettra aussi aux personnes qui le souhaitent de trouver un poste dans un autre établissement.

– Nous souhaitons que le CG assume ses responsabilités d’employeuren assurant de bonnes conditions de vie et de travail pour tous et en se gardant de remettre en cause les acquis sociaux.

– Nous souhaitons également que le CG réponde enfin à nos demandes de plus grande transparence et écoute. Nous avons, par exemple, fait des propositions pour améliorer la prise en charge de vos enfants et nos conditions de travail (demande d’un poste de psychologue scolaire, aménagements de certains services trop lourds au secondaire, plus grande transparence dans la gestion des ressources humaines etc.). La direction et le Comité de Gestion ont pourtant préféré renforcer les structures administratives et comptables plutôt que de répondre à ces demandes.

Cela vous concerne !

Ne nous voilons pas la face, au vu des propositions qui ont été présentées avant les vacances, la plupart des personnels en contrat local n’auront pas d’autre solution que de quitter le lycée dès que possible. C’est alors la qualité et la continuité de l’enseignement et de l’encadrement dispensés à vos enfants qui en souffriront.

Le lycée est déjà très peu attractif par rapport à d’autres établissements, il en résulte un nombre très faible de candidats qui postulent chaque année et un turn-over important. Beaucoup de collègues jettent l’éponge après une année seulement à cause des nombreux problèmes déjà existants et du coût de la vie à Nairobi.

Cette journée de grève nous a permis d’échanger au sein de quatre assemblées thématiques et de préparer, ensemble, des contre-propositions que nous présenterons au CG ce jeudi.

Nous comptons sur votre soutien car ce lycée a besoin de personnel qualifié et d’une équipe stable pour fonctionner correctement.