Des choses à savoir avant de postuler au Lycée Denis Diderot

  • A cause des embouteillages fréquents, il est fortement recommandé d’habiter autour du lycée.s
  • Le lycée est situé dans un quartier plutôt calme, mais malheureusement les cambriolages peuvent être assez fréquents. Il faut donc être très prudent au quotidien et s’assurer de la sécurité du lieu où vous allez habiter (gardiennage efficace, barreaux aux fenêtres, portes ou fenêtres efficaces, etc…).
  • Les loyers sont assez élevés, compter 750 euros pour un appartement de 2 chambres non meublé. Les contrats locaux touchent une prime de logement de 300 euros par mois, le montant de cette prime n’a pas évolué depuis des années (et ce n’est pas faute de demander sa valorisation au Conseil d’Administration).
  • Les coupures d’électricité ne sont pas trop fréquentes (une à deux par semaine en moyenne, avec des périodes parfois plus compliquées), et il faut faire attention à ce que l’approvisionnement en eau soit effectué de façon régulière. Certaines résidences sont équipées de groupes électrogènes (mais les loyers y sont bien plus élevés).
  • Internet fonctionne très bien (fibre optique) et le réseau 4G est très développé dans le pays.
  • On trouve quasiment de tout dans les supermarchés. Bien entendu, les produits importés sont bien plus chers qu’en France. Le Kenya n’est pas un pays forcément bon marché. L’installation n’est donc pas compliquée, mais un peu onéreuse.
  • Si vous souhaitez faire venir un déménagement, il vous faudra attendre d’avoir votre Work Permit (voir ci-après pour les délais d’obtention).
  • L’importation d’animaux domestiques est très réglementée et peut être onéreuse.
  • Le Kenya est un pays agréable où il est facile de voyager, y compris avec de jeunes enfants, grâce à des infrastructures touristiques très développées et un réseau de santé fiable.
  • La position géographique de Nairobi, à une altitude de 1 800 m lui assure également un climat agréable dans l’ensemble (même si, réchauffement climatique oblige, celui-ci a été moins prévisible et que nous avons donc connu de longues pluies en 2018) et réduit fortement, voire annule, le risque de paludisme ou dengue.
  • Le lycée propose un programme d’enseignement de la langue anglaise très développé qui permet à tous les enfants de rapidement atteindre un bon voire très bon niveau dans cette langue (le swahili est également enseigné au primaire).
  • Au lycée beaucoup de projets sont proposés aux enseignants du primaire et du secondaire. Même si vous n’êtes pas obligés d’y adhérer, tous ces projets auront forcément un impact sur vos cours. De plus, des projets mis en place par d’autres collègues auront aussi des impacts (élèves absents, etc…).
  • Si vous faites une demande de bourse interne, rien ne garantira que cette bourse vous sera octroyée chaque année (donc méfiance par rapport à ce que la direction pourra vous dire). Le montant attribué dépend en particulier du nombre de personnes concernées. Dans tous les cas, vous aurez à payer les frais de scolarité qui sont élevés.
  • Si vous postulez sur un poste de résident ou d’expatrié, l’ambassade de France vous délivrera un passeport de service.
    – Vous entrerez au Kenya avec un visa de courtoisie.
    – Dès votre arrivée, après avoir fourni les papiers demandés, le lycée fera une demande de Work Permit.
    – Le délai d’obtention de ce Work Permit sera d’environ 2 à 3 mois.
    – Si vous achetez un véhicule avec votre passeport de service, après avoir eu votre Work Permit, il faudra acheter un véhicule en plaque ‘rouge’ ou bien attendre plusieurs mois pour le changement des plaques d’immatriculation (avec bien entendu interdiction de rouler pendant ce temps).
    – A noter que votre conjoint et vos enfants devront faire une demande de dependant pass pour être aussi en règle et cela prendra du temps.
    Attention,  le PACS, le concubinage ou l’union libre ne sont pas reconnus au Kenya.
    Le compagnon ou la compagne sans activité ne pourra bénéficier d’un dependant pass.
    – De plus, s’il souhaite travailler en contrat local, votre conjoint devra effectuer les démarches indiquées ci-après.
  • Si vous postulez sur un poste en contrat local, le lycée vous demandera de venir avec un visa de tourisme que vous pourrez prendre via internet et qui vous sera remboursé.
    – Dès votre arrivée, après avoir fourni les papiers demandés, le lycée fera une demande de Work Permit.
    – Le délai d’obtention de ce Work Permit sera d’environ 5 à 6 mois.
    – A la date de mise en ligne de ce texte, les collègues qui ont été recrutés cette année n’ont toujours pas de Work Permit.
    – A partir du 3ème mois, et chaque mois, il vous faudra faire prolonger votre visa de tourisme. Normalement pris en charge par le lycée.
    – A noter que votre conjoint et vos enfants devront faire une demande de dependant pass pour être aussi en règle et cela prendra du temps.
    Attention,  le PACS, le concubinage ou l’union libre ne sont pas reconnus au Kenya.
    Le compagnon ou la compagne sans activité ne pourra bénéficier d’un dependant pass.
  • Dans les deux cas (que vous soyez en contrat local ou résident/expatrié), avant l’obtention de votre permis de travail (Work Permit), donc pendant 2 à 6 mois environ, et si rien ne change par rapport à ce que nous vivons actuellement  :
    – Vous n’aurez aucune information sur l’état d’avancement de votre dossier de la part de l’administration du lycée.
    – Chaque année, des dossiers se perdent et donc des collègues doivent reprendre la procédure au début.
    – Vous serez en complète infraction avec la loi kenyane car il est strictement interdit de travailler au Kenya sans Work Permit.

    Il faut savoir que depuis quelques mois, le gouvernement kenyan accentue les contrôles et les expulsions du pays (même si à ce jour, aucun collègue n’a été condamné).
    – Le lycée vous demandera de mentir aux autorités (police, immigration) et de ne pas indiquer que vous travaillez au lycée.
    – En effet, si vous travaillez au Kenya sans Work Permit, vous serez passible d’une amende ou de prison.
    – Enfin, vous aurez à payer le prix fort pour les entrées dans les parcs pour les safaris (50 à 85 dollars par jour et par personne pour un touriste, 10 dollars pour un résident), ce qui va fortement limiter vos possibilités de visites dans le pays.

    Une page de l’ambassade à ce sujet :
    https://ke.ambafrance.org/Le-permis-de-sejour-sejour-superieur-a-3-mois`
  • Le problème se répètera au bout de deux ans pour le renouvellement de votre permis de travail, puisque chaque année des collègues se retrouvent de nouveau sans papiers en règle, faute de renouvellement effectué dans les temps par l’administration.

Heure d’information syndicale

Une heure d’information syndicale est organisée  mardi 9 octobre de 13h15 à 14h10 en salle 96, afin de vous faire un retour sur les réponses apportées aux questions posées à la direction vendredi dernier, et de faire le point sur les différents sujets en cours (mobilité forcée des résidents, etc…).
Tous les personnels enseignants sont cordialement invités, quel que soit leur statut ou leurs accointances syndicales.
Nous souhaitons une réunion la plus ouverte possible !

L’heure d’information syndicale est un droit des salariés, c’est à dire qu’elle est payée.

Situation administrative – CR réunion du 19 avril

A l’occasion de la journée d’action syndicale du 19 mars, une délégation a été reçue par Mr le proviseur. Étaient présents les représentants des sections FSU ainsi que des collègues syndiqués au SGEN-CFDT et au SE-UNSA.

Voici un compte-rendu de cette rencontre :

1) Ce que dit l’ambassade de France sur son site internet :

  • Le work permit est lié à l’exercice d’une activité au Kenya. Il doit être sollicité dès votre arrivée dans le pays et ce avant de vous engager dans une quelconque activité formelle.
  • Il est illégal de travailler au Kenya sans un permis de séjour valide.
  • Toute personne qui se livre à une activité commerciale ou industrielle, qui occupe un emploi, qui exerce une activité que ce soit ou non dans un but lucratif sans y être autorisée se rend coupable d’une infraction passible d’une amende d’un montant compris entre 20 000 kes et 500 000 kes ou d’une peine d’emprisonnement de deux ans.
  • Le simple dépôt du dossier auprès du service de l’immigration n’autorise pas la personne à travailler.
  • Une peine similaire est infligée à tous ceux qui emploient une personne sans autorisation de travail.

2) Où en sommes-nous actuellement au lycée ?

  • Le personnel obtient plus ou moins rapidement, de la part du consulat, une carte rouge de résident.
    Cette carte n’est ni une Alien Card, ni un work permit (elle permet d’obtenir un tarif résident dans les parcs).
  • L’obtention d’un work permit prend environ 1 mois pour les personnels disposant d’un passeport de service et 5 à 8 mois pour les autres.
  • Pendant ce temps, le personnel travaille avec un visa de tourisme, en totale infraction avec la loi kenyane et les informations de l’ambassade de France.
  • Les enfants sont aussi en visa de tourisme. La loi kenyane demande à ce qu’ils aient un dependant pass.
    L’obtention de ce dependant pass est très longue, parfois plus d’un an après l’arrivée sur le territoire.
  • En cas de sortie du territoire, le personnel peut rencontrer de grosses difficultés auprès des services de l’immigration. Il y a de nombreux exemples.
  • Nous avons eu confirmation que le coût de renouvellement des visas était à la charge du lycée : n’oubliez-pas d’en faire la demande !
  • La mise à son nom d’un véhicule (log book) n’est pas possible pour un ressortissant étranger qui n’a pas d’Alien card ou de passeport de service (avec ‘plaque rouge’).
  • Les autorités kenyanes commencent aussi à bloquer la transformation et le renouvellement des permis de conduire sans Alien card.

3) Ce qui va changer à la rentrée prochaine :

  • La loi kenyane impose désormais une Alien card pour tous les étrangers qui résident dans le pays. Pour les nouveaux arrivants, cette Alien card devra être acquise avant toute demande de Work Permit.
    Ainsi, nous devrions tous pouvoir accéder aux services informatisés et les problèmes de Log book ou de permis de conduire devraient être résolus.
  • La direction va faire son possible pour que cette Alien card soit octroyée rapidement aux personnels qui doivent renouveler leur work permit.
  • D’après nos informations, le délai d’obtention d’une Alien card est de 6 à 8 semaines.
  • Un intermédiaire-démarcheur sera nommé à la rentrée prochaine.
    Il aura la charge de l’obtention des documents suivants :
    – Alien card
    – work permit + dependant pass pour la famille
    – pin number
    – log book (carte grise)
    – permis de conduire
    Ce service sera gratuit pendant 1 an à compter de la date d’arrivée d’un nouveau personnel. Ensuite, les formalités de renouvellement (hors work permit et dépendant pass) seront à notre charge, libre à nous de demander un service au démarcheur ou pas.

4) Ce qui reste en suspens :

  • La durée pendant laquelle nous travaillons avec un visa de tourisme c’est à dire de façon illégale, avec tous les risques que cela comporte.

5) La suite :

  • Nous avons demandé une entrevue avec Mme la première conseillère de l’ambassade de France.
  • A ce jour nous avons deux pistes qui pourraient permettre d’améliorer la situation :
    – demander à généraliser les passeports de service à tous les personnels relevant de la fonction publique (cela concernerait donc uniquement les résidents et les expatriés, les personnels locaux ne pouvant pas accéder à ce type de passeport car ils sont salariés de l’APE).
    – pour les personnels locaux, demander à l’ambassade un document justificatif de démarche en cours (à voir/négocier avec les autorités kenyanes).

Nous sommes en train de travailler sur ces deux options en étudiant leur pour et leur contre avant la rencontre à l’ambassade et vous tiendrons informés des réponses qui nous seront faites.

Message #2 envoyé aux abonnés à la mailing list

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Les infos de la section

Grève du 19 avril

A la suite du mouvement de grève des fonctionnaires du 22 mars, le syndicat CGT a proposé une nouvelle journée de mobilisation interprofessionnelle le jeudi 19 avril 2018. Différentes organisations syndicales, comme la FSU, ont rejoint cette mobilisation.

Au SNES et au SNUipp, deux dates ont été arrêtées en fonction du calendrier des vacances scolaires : Le 19 avril et le 3 mai.

Au lycée, nous avons ainsi décidé de suivre la demande de mobilisation du 19 avril pour les personnels qui souhaitent être solidaires des actions qui se déroulent en France en ce moment.

Nous ne ferons pas de revendications relatives au lycée lors de cette journée de mobilisation, l’objectif est d’apporter notre contribution et notre soutien aux mouvements en cours.

Détachements

Ces dernières semaines, une collègue a fait l’objet d’un refus de renouvellement de détachement tardif et pour le moins contestable.
En effet, aucun document officiel n’a été produit par le rectorat concerné, et le MEN qui devait prendre position avant une date précise ne l’a pas fait pour de sombres raisons d’effectifs insuffisants affectés au traitement des demandes.

De ce fait, afin de pouvoir participer au mouvement intra, les collègues n’ont pas eu d’autre choix que de demander leur réintégration, perdant au passage les bonifications liées à leurs années à l’étranger.

La situation n’est pas acceptable. En conséquence, nous avons refusé d’étudier les dossiers et avons refusé de participer à la CCPL organisée en dernière minute.

Par ailleurs, nous ne participerons pas aux prochaines CCPL si la situation n’est pas clarifiée par le MEN et l’AEFE.

Formalités administratives

A la suite de l’heure syndicale du 25 janvier et des réponses qui ont été faites à notre enquête (si vous ne l’avez pas encore fait, répondez aux questions, ça se passe ICI), nous allons prochainement rencontrer Mr le proviseur pour évoquer ces sujets.

Une personne chargée de faciliter les procédures administrative sera affectée au lycée pour nous aider à la rentrée prochaine. En revanche, de trop nombreux aspects restent inconnus :

  • Les risques liés au travail et aux déplacements sans work permit
  • Le statut des enfants qui passent un temps très long en visa de tourisme
  • L’impossibilité d’immatriculer un véhicule à son nom
  • La nouvelle difficulté dans le renouvellement du permis kenyan
  • La possibilité / l’impossibilité d’obtenir une Alien card
  • etc…
De ce fait, nous allons aussi demander une rencontre avec un représentant de l’ambassade de France.
Pour information, voici ce qui est écrit sur le site internet de l’ambassade :
  • Le work permit est lié à l’exercice d’une activité au Kenya. Il doit être sollicité dès votre arrivée dans le pays et ce avant de vous engager dans une quelconque activité formelle.
  • Il est illégal de travailler au Kenya sans un permis de séjour valide.
  • Toute personne qui se livre à une activité commerciale ou industrielle, qui occupe un emploi, qui exerce une activité que ce soit ou non dans un but lucratif sans y être autorisée se rend coupable d’une infraction passible d’une amende d’un montant compris entre 20 000 kes et 500 000 kes ou d’une peine d’emprisonnement de deux ans.
  • Le simple dépôt du dossier auprès du service de l’immigration n’autorise pas la personne à travailler.
  • Une peine similaire est infligée à tous ceux qui emploient une personne sans autorisation de travail.
La situation n’est pas inconfortable, elle n’est ni tenable ni acceptable.

Le 22 Mai, une prochaine journée de mobilisation des secteurs de l’éducation est prévue. Nous pourrons lancer des initiatives à cette occasion, en fonction des réponses qui nous auront été faites.

Plus on est de fous…

Nous sommes peu nombreux à faire fonctionner les sections SNES (secondaire) et SNUipp (primaire) qui sont les seules sections syndicales du lycée. Même si vous ne souhaitez pas vous syndiquer ou si vous êtes déjà syndiqué(e) ailleurs, nous vous invitons à participer aux réunions des bureaux que nous animons régulièrement.

Plus nous seront nombreux, plus la diversité du lycée sera représentée 🙂

Si cela vous intéresse, envoyez un p’tit mail à l’adresse suivante :
contact@fsu-nairobi.org
Vous serez invités aux réunions.