Le salaire et les impôts

En plus de son salaire, chaque employé en contrat de droit local bénéficie d’une prime de logement d’un montant de 302,5 €.
Ce montant ne reflète absolument pas la cherté des loyers et n’a pas été revu depuis des années.

Depuis janvier 2020, l’ambassade de France impose que tous les personnels ayant un contrat de droit local s’acquittent de leurs impôts sur le revenu au Kenya.

Au Kenya, le taux d’imposition est de 30% et c’est l’employeur qui prélève directement la somme sur le salaire. Les avantages en nature sont aussi tous soumis au même taux d’imposition.

ATTENTION : Sur les annonces de recrutement, c’est le salaire brut qui est affiché. Il convient donc de retirer 30% du salaire indiqué par le lycée pour obtenir votre salaire brut réel.
Par ailleurs, il faudra aussi déduire de ce salaire :
– les cotisations sociales obligatoires au Kenya (NSSF, NHIF)
– le reste à charge supplémentaire à payer si vous souhaitez adhérer à une mutuelle française (par exemple la MGEN)
– le reste à charge supplémentaire à payer si vous souhaitez cotiser pour votre retraite en France (par exemple via la CFE).
– le reste à charge des avantages en nature pour les bénéficiaires.

Pour un salaire brut de 3000 €, prime de logement inclue (supérieur au salaire moyen d’un enseignant en contrat local au Kenya), il faudra donc plutôt tabler sur un salaire réel net de l’ordre de 1700 € à 1800 €, ce qui n’est vraiment pas suffisant, sauf si vous rognez sur votre couverture santé et/ou retraite, ce qui est fortement déconseillé (les soins de santé sont rapidement très onéreux au Kenya).

N’hésitez-pas à utiliser notre simulateur de salaire net qui vous permettra d’avoir une meilleure estimation de ce vous gagnerez réellement au lycée.

Les heures supplémentaires sont aussi imposées au taux de 30%. Actuellement, elles sont donc payées 26 € – 30% = 18 € / heure pour un enseignant en contrat local.
A ce taux, nous ne pouvons que vous conseiller de bien réfléchir avant d’accepter (les heures supplémentaires des enseignants résidents sont rétribuées deux fois plus, au taux de 36 € / heure).

Il faut aussi savoir que chaque année, l’inflation au Kenya est supérieure aux augmentations de salaire proposées par les parents d’élèves qui gèrent le lycée, ce qui aura pour conséquence de réduire encore plus votre pouvoir d’achat.

Enfin, ce salaire ne sera pas garanti dans la durée, puisque malgré des contrats signés en bonne et due forme, les collègues en poste depuis des années vont subir une très forte baisse de leurs revenus à la rentrée prochaine, les parents d’élèves du Comité de gestion n’ayant aucun scrupules à placer les personnels dans d’énormes difficultés financières.