La vie au Kenya, et à Nairobi

  • Le lycée est situé dans un quartier plutôt calme, mais malheureusement les cambriolages peuvent être assez fréquents. Il faut donc être très prudent au quotidien et s’assurer de la sécurité du lieu où vous allez habiter (gardiennage efficace, barreaux aux fenêtres, portes ou fenêtres efficaces, etc…).
    La sécurité ne pose pas trop de problèmes en journée, mais il est fortement déconseillé (pour ne pas dire interdit) de marcher la nuit.
  • A cause des embouteillages fréquents, il est fortement recommandé d’habiter autour du lycée.
  • Si vous achetez un véhicule, vous vous retrouverez dans une des deux situations suivantes :
    – En contrat local, vous devrez attendre d’avoir votre Work Permit pour pouvoir l’immatriculer.
    – En contrat résident, du fait de votre passeport de service, les plaques de votre véhicule devront être rouges (véhicule non soumis à la TVA et aux frais de douane). La procédure d’immatriculation des véhicules en plaque rouge ne fonctionne pas pour les résidents et les expatriés du lycée, sauf dans de rares exceptions. 
    – Les véhicules d’occasion sont assez chers. Si vous souhaitez explorer les nombreux parcs du pays, il vous faudra un bon 4×4. Un Toyota Land Cruiser âgé de 10 ans se vend entre 30 000 et 40 000 dollars US. Il faut compter 10 000 USD pour un modèle âgé d’environ 20 ans en assez bon état.
  • En comparaison avec d’autres pays d’Afrique, vivre à Nairobi n’est pas bon marché. Pour les loyers, il faut compter 750 euros pour un appartement de 2 chambres non meublé et 1000 euros pour un appartement de 3 chambres non meublé.
  • Combien faut-il gagner pour vivre à Nairobi ?
    – En contrat expatrié, vous ne devriez pas rencontrer de difficultés.
    – Si vous êtes recruté en contrat résident, il est plus que conseillé que le conjoint puisse travailler, surtout si vous avez des enfants. Régulièrement,  des familles avec un seul salaire de résident et des enfants repartent du Kenya à cause de difficultés financières.
    – En contrat local, célibataire et sans enfant, vous aurez vraiment du mal à joindre les deux bouts avec moins de 2000 € nets réels par mois.
    En contrat local avec un conjoint et/ou des enfants, nous vous déconseillons formellement de travailler au lycée, sauf si votre conjoint a un bon salaire garanti.
    Il faut savoir que les recrutements locaux sont réalisés par le Comité de gestion qui jusqu’à présent n’a jamais favorisé l’embauche des conjoints des personnels locaux déjà recrutés.
    Si vous postulez au lycée, faites en sorte que votre conjoint ait un emploi (donc un contrat signé) au moment de la signature de votre contrat. Méfiez-vous des promesses.
    Le Kenya ayant une politique très protectionniste au niveau du marché de l’emploi, trouver un travail sur place pour un étranger sera loin d’être aisé.
    Chaque année, des collègues se retrouvent en situation financière difficile et n’ont pas d’autre choix que de repartir.
  • Les frais de scolarité du lycée sont plutôt élevés (600 à 800 € / mois). Si vous faites une demande de bourse interne, rien ne garantira que cette bourse vous sera octroyée chaque année (donc méfiance par rapport à ce que la direction pourra vous dire au moment de votre recrutement). Le montant attribué dépend en particulier du nombre de personnes concernées, et avec la paupérisation du personnel à partir de la rentrée de septembre 2020, les montants risquent d’être fortement revus à la baisse.
    Dans tous les cas, vous aurez à payer les frais de scolarité.
    A noter qu’il est très possible de faire des économies en scolarisant ses enfants en bas âge dans les nombreuses écoles maternelles kenyanes.
  • Les coupures d’électricité ne sont pas trop fréquentes (une à deux par semaine en moyenne, avec des périodes parfois plus compliquées selon les saisons), et il faut faire attention à ce que l’approvisionnement en eau (non potable) soit effectué de façon régulière. Certaines résidences sont équipées de groupes électrogènes et de puits pour éviter les coupures d’eau (mais les loyers y sont plus élevés).
  • Internet fonctionne très bien (fibre optique) et le réseau 4G est très développé dans le pays.
  • On trouve quasiment de tout dans les supermarchés. Bien entendu, les produits importés sont bien plus chers qu’en France. Le Kenya n’est pas un pays bon marché. L’installation n’est donc pas compliquée, mais un peu onéreuse.
  • Si vous souhaitez faire venir un déménagement, il vous faudra attendre d’avoir votre Work Permit pour pouvoir le dédouaner, c’est à dire 3 à 6 mois selon votre statut.
  • L’importation d’animaux domestiques est très réglementée et peut être compliquée et onéreuse. Prenez contact avec nous si vous souhaitez faire venir un chat ou un chien, nous vous donnerons des conseils pour limiter les frais en choisissant la bonne compagnie aérienne.
  • Le Kenya est un pays agréable où il est facile de voyager, y compris avec de jeunes enfants, grâce à des infrastructures touristiques très développées et un réseau de santé plutôt fiable.
  • En revanche, la sécurité peut être problématique. Toute la côte kenyane vient de passer en zone orange.
    Le message reçu le 3 décembre : 
    “Message important sur les consignes concernant les séjours touristiques sur la côte :
    En réunion politique ce matin, et à l’approche des vacances de fin d’année, l’ambassadrice a indiqué que le maintien de la côte kényane (y compris Lamu) en zone orange sur la fiche « conseils aux voyageurs » du MEAE nous amène à déconseiller formellement tout séjour touristique dans cette partie du pays jusqu’à nouvel ordre.
    Cette consigne est destinée aux personnels de nationalité française, quel que soit leur statut.”
  • La position géographique de Nairobi, à une altitude de 1 800 m lui assure également un climat agréable dans l’ensemble (même si, réchauffement climatique oblige, celui-ci a été moins prévisible et que nous avons donc connu de longues pluies en 2018) et réduit fortement, voire annule, le risque de paludisme ou dengue.